Calculateur de cotisations sociales TNS (SSI)

Calculez vos cotisations sociales TNS (travailleur non salarié) risque par risque : maladie, retraite, invalidité, allocations familiales, CSG-CRDS et ACRE.

Calculateur de cotisations sociales TNS (SSI)
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Cotisations sociales totales —
Revenu après cotisations —
Taux effectif de cotisations —
Maladie-maternité —
Retraite de base —
Retraite complémentaire —
Invalidité-décès —
Allocations familiales —
CSG-CRDS —
Formation professionnelle —
Exonération ACRE —
Équivalent mensuel —

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

À quoi ça sert

Ce calculateur décompose les cotisations sociales d'un travailleur non salarié affilié à la Sécurité sociale des indépendants, risque par risque : maladie-maternité, retraite de base, retraite complémentaire, invalidité-décès, allocations familiales, CSG-CRDS et formation professionnelle.

Sources de données & paramètres

Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.

ParamètreValeurSourceDernière mise à jour
Taux de cotisations TNS par risqueBarèmelegifrance.gouv.fr, urssaf.frEn vigueur le 2026-01-01Décret 2024-688 : retraite complémentaire 8,1 % jusqu'à 1 PASS et 9,1 % de 1 à 4 PASS (ex-7/8 %), retraite de base 0,72 % sur tout le revenu (ex-0,6 %). Abattement de 26 % sur l'assiette : hors barème. Maladie non revérifiée. audit 2026-09-23
Seuils de progressivité (en PASS)Barèmeurssaf.frEn vigueur le 2026-01-01Auto-update: replaced dead source link
Plafond annuel de la Sécurité sociale48 060urssaf.fr, service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Valeur vérifiée : l'arrêté du 22 décembre 2025 fixe la valeur mensuelle 2026 à 4 005 EUR, soit 48 060 EUR sur douze mois, en hausse de 2 % sur le PASS 2025 de 47 100 EUR.
Taux d'exonération ACRE0,25service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Valeur corrigée le 27/08/2026 après vérification auprès de la source officielle.
Seuil d'exonération ACRE totale0,75service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Seuil de revenu (en PASS) sous lequel l'exoneration ACRE classique est totale
Plafond de revenu ACRE1service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Plafond de revenu (en PASS) au-dela duquel l'exoneration ACRE est nulle

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

La formule

Cotisations = maladie(taux progressif) + retraite base(tranches PASS) + retraite complémentaire(tranches) + invalidité + allocations familiales(taux progressif) + CSG-CRDS + formation

Comment ça marche

Chaque risque est calculé sur sa propre assiette : les lignes de retraite sont plafonnées au PASS, la maladie et les allocations familiales suivent une progression entre deux seuils exprimés en multiples du PASS, et la formation professionnelle est assise sur le plafond lui-même. La première année, l'ACRE exonère une part des quatre risques concernés.

Où l’utiliser

  • Estimer les cotisations sociales d'un artisan ou d'un commerçant
  • Comprendre pourquoi le taux effectif baisse quand le revenu monte
  • Chiffrer l'effet de l'ACRE la première année
  • Provisionner mensuellement la régularisation URSSAF

Exemple chiffré

Pour un revenu professionnel de 40 000,00 €, les cotisations s'élèvent à …, dont … de retraite de base et … de CSG-CRDS, soit un taux effectif de ….

Comprendre ses cotisations sociales TNS

Un indépendant qui cherche à savoir ce que lui coûtent ses cotisations sociales TNS tombe presque toujours sur un chiffre unique, « environ 45 % du revenu », martelé par les forums et repris par les simulateurs les plus sommaires. Ce chiffre est faux dans les deux sens : trop bas pour un revenu modeste, sensiblement trop haut au-delà du plafond de la Sécurité sociale. La raison tient à la structure du barème, qui n'est ni proportionnelle ni progressive au sens de l'impôt, mais un empilement de sept lignes ayant chacune sa propre assiette.

Ce calculateur reconstitue cet empilement ligne par ligne, à partir de la table officielle des taux, et affiche à la fois le total et le détail par risque.

Les sept lignes du barème

  • Maladie-maternité : le taux part d'un plancher pour les revenus faibles et progresse jusqu'à son maximum au-dessus d'un seuil exprimé en fraction du plafond annuel de la Sécurité sociale. Assiette : l'ensemble du revenu.
  • Retraite de base : une tranche assise sur le revenu limité au plafond, à taux élevé, plus une petite tranche déplafonnée sur la totalité du revenu.
  • Retraite complémentaire : une première tranche jusqu'au plafond, puis une seconde tranche, à taux légèrement supérieur, jusqu'à quatre fois le plafond. Au-delà, plus rien.
  • Invalidité-décès : assise sur le revenu limité au plafond, à taux faible mais obligatoire.
  • Allocations familiales : nulle sous un premier seuil, progressive ensuite jusqu'à son taux maximal.
  • CSG-CRDS : la ligne la plus lourde en pourcentage, entièrement déplafonnée et sans contrepartie en droits.
  • Formation professionnelle : un montant forfaitaire assis sur le plafond lui-même, identique quel que soit le revenu.

Pourquoi le taux effectif recule

L'effet combiné des plafonds produit une courbe contre-intuitive. Autour du plafond annuel, le taux effectif atteint son maximum, un peu plus de 41 %. À 250 000 € de revenu, il retombe autour de 30 %, parce que trois des lignes les plus chères ont cessé de croître depuis longtemps. À l'autre bout, un indépendant à 15 000 € paie environ 38 %, moins qu'à 40 000 €, car le taux de maladie-maternité est encore à son plancher.

Cette forme en cloche a une conséquence pratique directe : l'arbitrage entre rémunération et dividendes, ou entre statut TNS et statut assimilé salarié, ne donne pas la même réponse selon le niveau de revenu. Un raisonnement mené à 30 000 € ne se transpose pas à 90 000 €.

Un exemple chiffré

Prenons un artisan dont le revenu professionnel s'établit à 40 000 € sur l'année.

  • Maladie-maternité : le revenu se situe dans la zone progressive, ce qui donne 1 982,71 €.
  • Retraite de base : 40 000 € restant sous le plafond, la tranche 1 s'applique en totalité, plus la petite tranche déplafonnée, soit 7 340 €.
  • Retraite complémentaire : 2 800 €, entièrement en tranche 1.
  • Invalidité-décès : 520 €.
  • Allocations familiales : 0 €, le revenu étant sous le premier seuil.
  • CSG-CRDS : 3 880 €.
  • Formation professionnelle : 120,15 €.

Total : 16 642,86 €, soit 41,61 % du revenu, et 1 386,91 € par mois à provisionner. Le revenu disponible avant impôt sur le revenu ressort à 23 357,14 €.

La première année et l'ACRE

Le créateur ou le repreneur d'entreprise bénéficie d'une exonération partielle sur quatre des sept lignes : maladie, retraite de base, invalidité-décès et allocations familiales. La retraite complémentaire, la CSG-CRDS et la formation professionnelle restent dues en totalité, c'est le point que la plupart des estimations oublient, et qui explique qu'une exonération présentée comme portant sur « les cotisations » n'allège en pratique qu'une fraction de la facture.

L'exonération est entière tant que le revenu ne dépasse pas 75 % du plafond annuel, puis se réduit linéairement pour disparaître au niveau du plafond. Sur un revenu de 30 000 €, elle représente environ 1 697 € ; sur 42 000 €, elle est déjà retombée à environ 1 324 €.

Ce que le calcul ne fait pas

Trois limites méritent d'être posées. D'abord, la table de taux utilisée est celle des artisans et commerçants ; les professions libérales, réglementées ou non, relèvent de caisses distinctes avec leurs propres barèmes. Ensuite, les assiettes minimales ne sont pas appliquées : un indépendant à revenu très faible ou nul reste redevable de cotisations minimales forfaitaires que l'outil ne reconstitue pas, si bien que le résultat sous-estime la charge des tout petits revenus. Enfin, les seuils de progressivité de la maladie et des allocations familiales sont paramétrés à partir de la documentation URSSAF et signalés comme à confirmer dans notre base de données : ils sont ajustables et non figés dans le calcul.

Provisionner plutôt que subir

Le régime des indépendants fonctionne par acomptes provisionnels puis régularisation. Une année de forte croissance produit donc, l'année suivante, un double effet : la régularisation de l'exercice écoulé et le relèvement des acomptes. C'est le mécanisme qui met en difficulté beaucoup d'entreprises individuelles en deuxième et troisième année. Calculer la charge définitive d'une année de revenu, la diviser par douze et la mettre de côté sur un compte séparé reste la seule protection efficace contre cet effet de ciseau.

Les leviers légitimes pour réduire l'assiette

L'assiette des cotisations est le revenu professionnel, et trois dispositifs permettent de la réduire sans rien dissimuler.

Les contrats Madelin de retraite et de prévoyance sont déductibles du revenu professionnel dans des limites exprimées en fraction du plafond annuel de la Sécurité sociale. Le champ dédié du calculateur permet de mesurer l'effet : chaque euro versé réduit à la fois l'assiette sociale et l'assiette fiscale, ce qui rend le coût réel de l'effort d'épargne bien inférieur au montant versé.

Le plan d'épargne retraite produit un effet comparable côté impôt sur le revenu, avec ses propres plafonds, et reste accessible aux indépendants.

Le choix du statut juridique agit en amont : passer d'une entreprise individuelle à une société permet de séparer la rémunération du dirigeant du résultat de l'entreprise, donc de piloter l'assiette des cotisations plutôt que de la subir. C'est précisément l'arbitrage que traite le comparateur salaire-dividendes.

Ne pas confondre allègement et sous-cotisation

Réduire son assiette réduit aussi ses droits. La retraite de base et la retraite complémentaire s'acquièrent en trimestres et en points, tous deux fonction du revenu déclaré ; les indemnités journalières se calculent sur les revenus des dernières années ; la pension d'invalidité aussi.

Un indépendant qui minimise son revenu professionnel pendant dix ans construit une retraite en conséquence, et découvre le problème quand il n'est plus temps de le corriger. Le bon raisonnement consiste donc à comparer le coût de la cotisation au coût d'une couverture équivalente achetée ailleurs, plutôt qu'à traiter la cotisation comme une pure perte.

C'est aussi pourquoi les lignes exonérées par l'ACRE la première année méritent attention : l'exonération de retraite de base n'entame pas la validation des trimestres, mais elle réduit les points acquis dans certains cas. Une question à poser à sa caisse avant de considérer l'allègement comme un pur gain.

À propos de cet outil : cotisations sociales TNS

Cotisations sociales TNS : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles (URSSAF) et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

Tax year 2026

Questions fréquentes

Pourquoi mon taux de cotisations baisse-t-il quand mon revenu augmente ?
Parce que plusieurs lignes sont plafonnées. La retraite de base tranche 1, la retraite complémentaire tranche 1 et l'invalidité-décès sont assises sur le revenu limité au plafond annuel de la Sécurité sociale. Au-delà, seules les lignes déplafonnées continuent de croître. Le taux effectif d'un indépendant passe ainsi d'environ 42 % autour du PASS à un peu plus de 30 % à 250 000 € de revenu, alors même que le montant payé, lui, continue de monter.
Que couvre exactement l'assiette de ces cotisations ?
Le revenu professionnel retenu par l'URSSAF, c'est-à-dire le bénéfice de l'entreprise individuelle ou la rémunération du gérant majoritaire, avant impôt sur le revenu. Les cotisations facultatives de type Madelin viennent en déduction de cette assiette, ce que le champ dédié du calculateur permet de simuler. Les dividendes ne sont pas dans le champ, sauf pour la part qui dépasse 10 % du capital chez un gérant majoritaire.
Comment fonctionne la maladie-maternité pour un indépendant ?
Elle n'a pas de taux unique. Le taux part d'un plancher pour les revenus modestes et progresse jusqu'à son maximum au-dessus d'un seuil exprimé en multiples du plafond de la Sécurité sociale. C'est ce qui explique qu'un indépendant à 15 000 € de revenu et un indépendant à 60 000 € ne paient pas seulement des montants différents, mais des taux différents. Le calculateur reconstitue cette progression linéaire entre les deux bornes.
À quoi sert le champ « première année » ?
Il applique l'ACRE, l'exonération réservée aux créateurs et repreneurs. Elle allège une partie des cotisations maladie, retraite de base, invalidité-décès et allocations familiales, mais laisse intactes la retraite complémentaire, la CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle. Elle est totale sous 75 % du plafond annuel puis diminue jusqu'à s'annuler au niveau du plafond.
Le montant obtenu correspond-il à ce que je vais payer cette année ?
Pas exactement, à cause du décalage propre au régime. Les cotisations sont d'abord appelées sur une base provisionnelle calculée d'après le revenu de l'année précédente, puis régularisées après la déclaration de revenus. Le résultat de l'outil correspond à la charge définitive d'une année de revenu, ce qui est le bon chiffre pour provisionner, mais pas nécessairement au montant appelé sur l'échéancier du moment.
Mes données sont-elles privées ?
Oui. Tout le calcul s'exécute dans votre navigateur : votre revenu professionnel n'est ni transmis, ni enregistré, ni partagé.
Pourquoi le taux effectif de cotisations d'un indépendant recule-t-il au-delà d'un certain revenu ?
L'effet combiné des plafonds produit une courbe contre-intuitive : le taux effectif atteint son maximum autour du plafond annuel de la Sécurité sociale, puis retombe pour les revenus plus élevés, parce que plusieurs cotisations deviennent plafonnées.
Réduire son assiette de cotisations TNS réduit-il aussi ses droits ?
Oui. La retraite de base et la retraite complémentaire s'acquièrent en trimestres et en points, tous deux fonction du revenu déclaré : réduire légitimement l'assiette, par exemple via un contrat Madelin, réduit d'autant ces droits futurs.

À propos de l’auteur

Taha Kheirandish

Rédigé et vérifié par

Taha Kheirandish

Étudiant en économie et chercheur indépendant

Taha Kheirandish lit les codes fiscaux comme d’autres lisent des cartes : pour savoir où un système mène réellement, et non où il prétend mener.

Étudiant en économie, il travaille ici de façon délibérément comparative. La surcote d’une retraite différée au Québec, l’indemnité kilométrique allemande, le plafonnement des loyers aux Pays-Bas : chacune de ces règles est une décision sur la façon dont l’argent doit circuler, et chacune se lit autrement dès qu’on la place à côté de huit autres. Il construit et vérifie ces calculateurs sur neuf marchés à partir des sources primaires — le texte plutôt qu’un résumé, la circulaire du ministère plutôt qu’un article qui la cite.

C’est aussi la règle éditoriale du site. Chaque taux, chaque seuil et chaque tranche y porte le document dont il est tiré et sa date d’entrée en vigueur, et il est revérifié quand le droit change, non quand quelqu’un s’en aperçoit.

Il est chercheur, non conseiller agréé, et rien sur ce site ne constitue un conseil financier personnalisé. Ce sont des calculs faits avec soin, sources à l’appui — pour que vous puissiez les vérifier et les porter à quelqu’un qui, lui, peut vous conseiller.

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