Arbitrage salaire / dividendes du dirigeant (SASU ou EURL)

Salaire ou dividendes dirigeant : comparez le net en poche selon la répartition et le statut, SASU assimilé salarié ou EURL gérant majoritaire TNS.

Arbitrage salaire / dividendes du dirigeant (SASU ou EURL)
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Options avancées
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Net en poche — statut retenu —
Net en poche — SASU —
Net en poche — EURL / SARL —
Écart entre les deux statuts —
Rémunération perçue avant impôt —
Cotisations sociales totales —
Impôt sur les sociétés —
Dividende brut distribué —
Dividende soumis aux cotisations TNS —
Impôt sur le revenu de la rémunération —
Impôt et prélèvements sur le dividende —
Taux global de prélèvement sur le bénéfice —

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

À quoi ça sert

Ce comparateur chiffre ce qu'un dirigeant garde réellement, pour une même enveloppe de bénéfice, selon qu'il se rémunère en salaire ou en dividendes, et selon qu'il exerce en SASU (président assimilé salarié) ou en EURL / SARL (gérant majoritaire TNS).

Sources de données & paramètres

Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.

ParamètreValeurSourceDernière mise à jour
Taux normal de l'IS0,25impots.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Valeur revérifiée auprès de l'autorité compétente ; le lien renvoie désormais vers la page officielle en vigueur.
Taux réduit de l'IS0,15impots.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Valeur revérifiée auprès de l'autorité compétente ; le lien renvoie désormais vers la page officielle en vigueur.
Plafond du taux réduit42 500impots.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Valeur revérifiée auprès de l'autorité compétente ; le lien renvoie désormais vers la page officielle en vigueur.
Part IR du prélèvement forfaitaire unique0,128service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01PFU part IR 12,8% (flat tax)
Prélèvements sociaux sur revenus mobiliers0,186service-public.gouv.fr2026-08-15Prelevements sociaux revenus mobiliers 18,6% (CSG 10,6) – confirme, effet 01/01/2026
Abattement de 40 % sur les dividendes0,4service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Abattement 40% dividendes si option bareme
CSG déductible sur revenus du capital0,068impots.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Fraction de CSG deductible sur revenus du capital imposes au bareme
Seuil de capital des dividendes cotisés0,1urssaf.frEn vigueur le 2026-01-01Auto-update: replaced dead source link
Taux de cotisations salariales cadre0,25urssaf.frEn vigueur le 2026-01-01Auto-update: replaced dead source link
Taux de cotisations TNS par risqueBarèmelegifrance.gouv.fr, urssaf.frEn vigueur le 2026-01-01Décret 2024-688 : retraite complémentaire 8,1 % jusqu'à 1 PASS et 9,1 % de 1 à 4 PASS (ex-7/8 %), retraite de base 0,72 % sur tout le revenu (ex-0,6 %). Abattement de 26 % sur l'assiette : hors barème. Maladie non revérifiée. audit 2026-09-23
Seuils de progressivité TNSBarèmeurssaf.frEn vigueur le 2026-01-01Auto-update: replaced dead source link
Plafond annuel de la Sécurité sociale48 060urssaf.fr, service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Valeur vérifiée : l'arrêté du 22 décembre 2025 fixe la valeur mensuelle 2026 à 4 005 EUR, soit 48 060 EUR sur douze mois, en hausse de 2 % sur le PASS 2025 de 47 100 EUR.
Barème de l'impôt sur le revenuBarèmeservice-public.gouv.fr2026-08-15Bareme IR 2026 (revenus 2025) +0,9% – confirme loi 2026-103 / BOFIP ACTU-2026-00022

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

Données vérifiées le 2026-08-15

La formule

Net = rémunération nette − IR + dividende brut − (flat tax ou barème) − cotisations sur la part de dividende excédant 10 % du capital · Dividende brut = (bénéfice − enveloppe) − IS

Comment ça marche

L'enveloppe affectée à la rémunération est reconstituée des deux côtés : charges patronales et salariales en SASU, cotisations TNS calculées risque par risque en EURL. Le solde subit l'IS, puis le dividende est imposé à la flat tax ou au barème, avec la règle des 10 % du capital qui soumet aux cotisations la part excédentaire chez le gérant majoritaire.

Où l’utiliser

  • Choisir entre rémunération et dividendes pour un exercice donné
  • Comparer SASU et EURL sur le même bénéfice
  • Mesurer l'effet du niveau de capital social sur les dividendes du gérant
  • Tester l'option pour le barème plutôt que la flat tax

Exemple chiffré

Sur 100 000,00 € de bénéfice partagé pour moitié entre rémunération et dividendes, le président de SASU garde … et le gérant majoritaire d'EURL …, soit un écart de ….

Le vrai sujet du choix salaire ou dividendes dirigeant

La question salaire ou dividendes dirigeant est posée mille fois par jour dans les cabinets d'expertise comptable, et presque toujours mal. On la traite comme un arbitrage fiscal alors qu'elle est d'abord un arbitrage social, et on la traite statut par statut alors que la bonne réponse dépend du statut. Un raisonnement valable pour un président de SASU peut coûter plusieurs milliers d'euros à un gérant majoritaire d'EURL, et réciproquement.

Ce comparateur part d'une enveloppe unique (le bénéfice disponible avant toute rémunération du dirigeant) et la répartit selon un curseur entre rémunération et dividendes. Puis il déroule les deux chaînes complètes, celle de la SASU et celle de l'EURL, sur la même enveloppe.

Deux statuts, deux mécaniques opposées

En SASU, le président est assimilé salarié. Sa rémunération supporte des charges patronales, puis des cotisations salariales : sur une enveloppe de 50 000 € consacrée à sa paie, il ne perçoit qu'environ 25 900 € avant impôt sur le revenu. En revanche, ses dividendes ne subissent aucune cotisation sociale : seulement la flat tax, c'est-à-dire un impôt forfaitaire et des prélèvements sociaux.

En EURL ou en SARL avec gérance majoritaire, le dirigeant est travailleur non salarié. Ses cotisations sont sensiblement plus légères (la même enveloppe de 50 000 € lui laisse environ 35 500 €) mais la fraction de ses dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et du compte courant est réintégrée dans l'assiette de ses cotisations sociales. Sur un capital de 10 000 €, cela signifie que tout dividende au-delà de 1 000 € est cotisé.

C'est ce croisement qui rend la question intéressante : chaque statut est bon marché sur un canal et cher sur l'autre.

Comment la comparaison est construite

L'honnêteté d'une comparaison de ce genre tient à sa symétrie. Ici, les deux chaînes partagent exactement les mêmes hypothèses :

  1. Même bénéfice avant rémunération et même curseur de répartition.
  2. Même impôt sur les sociétés sur ce qui reste après l'enveloppe de rémunération, calculé au taux réduit puis au taux normal.
  3. Même barème de l'impôt sur le revenu pour le foyer, avec le quotient familial et les autres revenus.
  4. Même régime de dividende, flat tax ou barème selon l'option retenue.

Les seules différences sont celles que le statut impose : les charges patronales et salariales du côté SASU, les cotisations TNS calculées risque par risque du côté EURL, et la règle des 10 % du capital qui ne s'applique qu'au gérant majoritaire.

Le résultat vérifie une identité comptable : net en poche + cotisations sociales + impôt sur les sociétés + impôt sur le revenu et prélèvements = bénéfice de départ. Rien ne se perd en route, ce qui est la meilleure garantie qu'aucun prélèvement n'a été oublié d'un côté.

Un exemple chiffré

Bénéfice disponible de 100 000 €, réparti pour moitié en rémunération et pour moitié en dividendes, capital social de 10 000 €, dirigeant célibataire sans autre revenu.

SASU : l'enveloppe de 50 000 € donne 34 483 € de brut, 25 862 € nets avant impôt et 1 284 € d'impôt sur le revenu. Le solde de 50 000 € supporte 8 250 € d'IS, laissant 41 750 € de dividende brut, taxé à la flat tax. Net en poche : 53 218 €.

EURL : la même enveloppe donne 35 522 € de rémunération et 2 695 € d'impôt sur le revenu. Le dividende brut est identique, mais 40 750 € dépassent les 10 % du capital et sont cotisés à hauteur d'environ 16 359 €. Net en poche : 52 688 €.

L'écart n'est ici que de 530 €, ce qui rend le choix marginal. Déplacez le curseur et tout change : à 100 % de rémunération, l'EURL prend près de 13 900 € d'avance ; à 100 % de dividendes, la SASU en prend près de 16 900 €.

Le levier du capital social

Le capital social est le paramètre le plus sous-estimé de cet arbitrage. Chez un gérant majoritaire, chaque euro de capital augmente de dix centimes le dividende qui échappe aux cotisations. Reprendre l'exemple précédent avec un capital de 100 000 € au lieu de 10 000 € suffit à faire repasser l'EURL devant. Il ne s'agit pas d'un montage artificiel : la constitution d'un capital significatif, ou l'apport en compte courant, se justifie souvent par ailleurs, et son effet social mérite d'être chiffré plutôt que subi.

Ce que le calcul ne dit pas

Un comparateur qui prétendrait trancher seul serait malhonnête. Quatre éléments restent hors du chiffre :

  • Les droits acquis. Cotiser davantage ouvre de meilleurs droits à la retraite et en prévoyance. Le net en poche d'une année ne mesure pas la pension de trente années.
  • L'assurance chômage. Ni le président de SASU ni le gérant majoritaire d'EURL n'y sont affiliés, mais la comparaison avec un contrat de travail classique, elle, en dépendrait.
  • Les taux de charges de la SASU, saisis et non calculés, faute de taux agrégé publié en tant que tel.
  • La trésorerie. Un dividende suppose un résultat distribuable approuvé en assemblée ; une rémunération se verse tous les mois. La souplesse n'est pas la même.

Le calcul reste par ailleurs annuel et statique : il ne modélise ni la CSG non déductible réintégrée dans l'assiette imposable de la rémunération, ni les assiettes minimales de cotisations, ni la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus.

Utiliser l'outil comme un curseur, pas comme un verdict

La bonne méthode consiste à balayer le curseur de répartition de 0 à 100 % et à regarder où la courbe du net s'aplatit. Dans la plupart des configurations, l'optimum n'est ni tout salaire ni tout dividende, mais un point intermédiaire où la rémunération sature les tranches basses de l'impôt sur le revenu et où le solde sort en dividende. Ce point se déplace chaque année, avec le barème, avec le taux des prélèvements sociaux et avec le niveau du capital. Le refaire à chaque clôture vaut mieux que reconduire une décision prise à la création de la société.

À propos de cet outil : salaire ou dividendes dirigeant

Salaire ou dividendes dirigeant : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles (URSSAF) et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

Tax year 2026 · Données vérifiées le 2026-08-15

Questions fréquentes

Vaut-il mieux se verser un salaire ou des dividendes ?
Il n'existe pas de réponse universelle, et c'est précisément pourquoi ce comparateur existe. En SASU, la rémunération coûte très cher en cotisations mais ouvre des droits, tandis que le dividende ne supporte que la flat tax : le dividende gagne presque toujours en net immédiat. En EURL, le raisonnement s'inverse dès que le capital est faible, car la part de dividende qui dépasse 10 % du capital retombe dans les cotisations TNS. L'outil chiffre les deux hypothèses sur vos propres montants.
Pourquoi le gérant d'EURL paie-t-il des cotisations sur ses dividendes ?
Parce que la loi de financement de la sécurité sociale a voulu empêcher un contournement devenu massif. Un gérant majoritaire, travailleur non salarié, voit la fraction de ses dividendes qui excède 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes en compte courant réintégrée dans l'assiette de ses cotisations sociales. Cette part échappe alors aux prélèvements sociaux de la flat tax mais supporte les cotisations TNS, nettement plus lourdes. Le président de SASU n'est pas concerné.
Le président de SASU est-il vraiment mieux protégé ?
Il relève du régime général et cotise donc davantage, ce qui lui ouvre de meilleurs droits en maladie et en retraite. Une réserve importante toutefois : le président de SASU n'est pas affilié à l'assurance chômage, malgré son statut d'assimilé salarié. Comparer les deux statuts sur le seul net en poche revient à ignorer cette différence de couverture, qui a une valeur même si elle ne se lit pas dans le résultat du calcul.
Pourquoi deux taux de charges sont-ils saisis pour la SASU ?
Parce qu'ils ne sont pas des constantes. Le taux de charges patronales et le taux de cotisations salariales d'un président assimilé salarié dépendent du niveau de rémunération, du contrat de prévoyance retenu et de la structure de l'entreprise. Les figer aurait donné une fausse précision. Ils sont donc modifiables dans les options avancées, avec des valeurs de départ représentatives, tandis que les cotisations TNS de l'EURL sont, elles, calculées risque par risque à partir de la table officielle.
Faut-il opter pour le barème plutôt que pour la flat tax ?
L'option pour le barème remplace les 12,8 % d'impôt forfaitaire par le barème progressif, appliqué après un abattement de 40 % et une CSG partiellement déductible. Elle devient intéressante pour un foyer faiblement imposé, et pénalisante au-delà de la tranche à 30 %. Attention : l'option est globale, elle vaut pour tous les revenus de capitaux mobiliers du foyer sur l'année, pas seulement pour ces dividendes. La case dédiée du comparateur permet de mesurer l'effet des deux côtés.
Mes données sont-elles privées ?
Oui. Toute la comparaison est calculée dans votre navigateur. Ni votre bénéfice, ni votre capital social, ni vos revenus ne quittent votre appareil.
Le salaire net en poche est-il le seul critère à comparer entre salaire et dividendes ?
Non. Cotiser davantage via un salaire ouvre de meilleurs droits à la retraite et en prévoyance : le net perçu une année donnée ne mesure pas la pension accumulée sur toute une carrière.
Le président de SASU ou le gérant d'EURL sont-ils couverts par l'assurance chômage ?
Ni l'un ni l'autre n'y sont affiliés au titre de leur mandat social, ce qui doit être intégré dans toute comparaison avec un contrat de travail salarié classique.

À propos de l’auteur

Taha Kheirandish

Rédigé et vérifié par

Taha Kheirandish

Étudiant en économie et chercheur indépendant

Taha Kheirandish lit les codes fiscaux comme d’autres lisent des cartes : pour savoir où un système mène réellement, et non où il prétend mener.

Étudiant en économie, il travaille ici de façon délibérément comparative. La surcote d’une retraite différée au Québec, l’indemnité kilométrique allemande, le plafonnement des loyers aux Pays-Bas : chacune de ces règles est une décision sur la façon dont l’argent doit circuler, et chacune se lit autrement dès qu’on la place à côté de huit autres. Il construit et vérifie ces calculateurs sur neuf marchés à partir des sources primaires — le texte plutôt qu’un résumé, la circulaire du ministère plutôt qu’un article qui la cite.

C’est aussi la règle éditoriale du site. Chaque taux, chaque seuil et chaque tranche y porte le document dont il est tiré et sa date d’entrée en vigueur, et il est revérifié quand le droit change, non quand quelqu’un s’en aperçoit.

Il est chercheur, non conseiller agréé, et rien sur ce site ne constitue un conseil financier personnalisé. Ce sont des calculs faits avec soin, sources à l’appui — pour que vous puissiez les vérifier et les porter à quelqu’un qui, lui, peut vous conseiller.

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