Calculateur de CFE (cotisation foncière des entreprises)
Calcul CFE : estimez votre cotisation foncière des entreprises (base minimum selon le CA, taux communal, exonération de la première année, réduction).

À quoi ça sert
Ce calculateur estime la cotisation foncière des entreprises due par une entreprise ou un indépendant, à partir de la valeur locative des locaux, du taux voté par la commune et de la base minimum applicable à la tranche de chiffre d'affaires.
Sources de données & paramètres
Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.
| Paramètre | Valeur | Source | Dernière mise à jour |
|---|---|---|---|
| Barème de la base minimum de CFE | Barème | entreprendre.service-public.gouv.fr | En vigueur le 2026-01-01Bareme 2026 substitue au bareme 2025 : plancher 250 EUR au lieu de 243, plafonds 597 / 1194 / 2509 / 4183 / 5974 / 7769. |
| Réduction de base la deuxième année | 0,5 | entreprendre.service-public.gouv.fr | En vigueur le 2026-01-01 |
Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.
La formule
CFE = max(valeur locative ; base minimum de la tranche de CA) × taux communal · Année 2 : base × (1 − réduction)
Comment ça marche
La base d'imposition est la valeur locative des biens professionnels, retenue au minimum au niveau de la base minimum de la tranche de chiffre d'affaires. Cette base est multipliée par le taux communal. L'année de création la cotisation est nulle, et la deuxième année la base est réduite.
Où l’utiliser
- Estimer la CFE d'un micro-entrepreneur sans local
- Chiffrer la CFE d'un commerce avec local professionnel
- Vérifier l'exonération de la première année d'activité
- Comparer la charge selon le taux voté par plusieurs communes
Exemple chiffré
Avec 120 000,00 € de chiffre d'affaires et aucun local professionnel, la base minimum de la tranche s'établit à …, ce qui donne une CFE de … au taux communal saisi.
Comprendre le calcul CFE
Le calcul CFE surprend surtout les indépendants sans local. La cotisation foncière des entreprises porte le mot « foncière » dans son nom, et pourtant elle frappe l'activité professionnelle elle-même, y compris quand cette activité tient dans un ordinateur portable posé sur la table de la cuisine. C'est la première composante de la contribution économique territoriale, celle que paient toutes les entreprises, quelle que soit leur forme juridique, dès la deuxième année d'activité.
Ce calculateur reconstitue la mécanique en trois temps : déterminer la base d'imposition, y appliquer le taux voté localement, puis retirer les réductions liées aux premières années d'activité.
La base d'imposition et son plancher
La base de la CFE, en principe, est la valeur locative des biens passibles de taxe foncière que l'entreprise utilise pour son activité : un atelier, une boutique, un entrepôt, un bureau. Cette valeur locative est celle retenue par l'administration fiscale, généralement bien inférieure à un loyer de marché.
Mais un très grand nombre d'entreprises n'utilisent aucun local de ce type : professions libérales à domicile, activités itinérantes, prestataires entièrement à distance. Pour elles, la valeur locative serait nulle et la CFE aussi. Le législateur a donc prévu une base minimum, fixée par tranche de chiffre d'affaires. Dès que la valeur locative réelle est inférieure à cette base minimum, c'est la base minimum qui s'applique.
Le barème comporte six tranches, de la plus petite (chiffre d'affaires inférieur ou égal à 10 000 €) à la plus large (au-delà de 500 000 €). Chaque tranche est définie par un plancher et un plafond entre lesquels la collectivité choisit son montant. Le calculateur affiche les deux bornes de votre tranche : sans information sur le choix de votre commune, il retient le plafond, hypothèse prudente.
Le taux, une variable purement locale
Le taux de CFE est voté chaque année par la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale. Il n'existe aucun taux national, et l'écart entre territoires est considérable : on rencontre des taux inférieurs à 20 % comme des taux dépassant 35 %. C'est pourquoi le taux reste ici une saisie et non un paramètre figé. Vous le trouverez sur votre avis de CFE de l'année précédente, ou auprès du service des impôts des entreprises dont vous dépendez.
Les deux premières années
Deux allègements se succèdent au démarrage :
- L'année de création, l'entreprise est totalement exonérée de CFE, jusqu'au 31 décembre de cette année civile.
- L'année suivante, la base d'imposition est réduite de moitié, ce qui divise mécaniquement la cotisation par deux.
Ces deux avantages ne sont pas automatiques au sens strict : ils supposent le dépôt de la déclaration initiale avant le 31 décembre de l'année de création. Un oubli sur ce point coûte l'exonération, et l'administration ne la rétablit pas spontanément.
Un exemple chiffré
Une consultante en communication installée chez elle a réalisé 120 000 € de chiffre d'affaires. Sa commune applique un taux de CFE de 25 %.
- Aucun local professionnel, donc aucune valeur locative : la base minimum s'applique.
- Le chiffre d'affaires la place dans la tranche 100 001, 250 000 €, dont le plafond de base minimum est de 4 183 €.
- La CFE ressort à 4 183 × 25 % = 1 045,75 €.
La même consultante, en deuxième année d'activité, verrait sa base ramenée à 2 091,50 € et sa cotisation à environ 523 €. La première année, elle n'aurait rien payé.
Ce qui n'est pas repris dans l'estimation
Trois éléments écartent le résultat de l'avis réel. D'abord la taxe additionnelle perçue au profit des chambres consulaires, qui s'ajoute à la CFE pour la plupart des commerçants et artisans. Ensuite les frais de gestion prélevés par l'État sur le montant de l'impôt. Enfin les exonérations sectorielles ou géographiques : certaines activités artisanales, les zones de revitalisation rurale, les quartiers prioritaires, les jeunes entreprises innovantes ouvrent droit à des allègements que l'outil n'applique pas. Le résultat obtenu doit donc se lire comme un ordre de grandeur solide, pas comme un montant à reporter tel quel dans un budget de trésorerie au centime près.
Anticiper la CFE dans son plan de trésorerie
La CFE est appelée en une fois, au plus tard le 15 décembre, avec un acompte au 15 juin lorsque la cotisation de l'année précédente dépasse 3 000 €. Beaucoup d'indépendants la découvrent en fin d'année, au pire moment de leur cycle de trésorerie. Estimer son montant dès le début de l'année et le provisionner mensuellement, comme on provisionne l'IS ou les cotisations sociales, évite un décembre difficile. C'est aussi un élément à intégrer quand on choisit sa commune d'implantation : un écart de dix points de taux sur une base minimum élevée représente plusieurs centaines d'euros par an, indéfiniment.
Les exonérations au-delà des deux premières années
Les allègements du démarrage ne sont pas les seuls. Plusieurs exonérations, permanentes ou temporaires, échappent au calcul générique et méritent d'être vérifiées auprès du service des impôts des entreprises.
Certaines activités sont exonérées de plein droit : les exploitants agricoles, les artisans travaillant seuls ou avec le concours de leur famille et dont la rémunération du travail représente l'essentiel du produit, les artistes, les auteurs, les sages-femmes, ainsi que la plupart des locations meublées relevant de l'habitation personnelle du propriétaire.
Certaines implantations ouvrent une exonération temporaire, sur délibération de la collectivité : zones de revitalisation rurale, quartiers prioritaires de la politique de la ville, bassins d'emploi à redynamiser, zones franches urbaines.
Enfin, une entreprise dont le chiffre d'affaires reste très faible peut demander à être imposée sur une base réduite, et le dégrèvement pour plafonnement de la contribution économique territoriale en fonction de la valeur ajoutée s'applique lorsque la cotisation devient disproportionnée par rapport à l'activité réelle.
Vérifier son avis plutôt que le subir
Trois erreurs reviennent régulièrement sur les avis de CFE, et toutes se corrigent par une réclamation.
La base minimum appliquée à la mauvaise tranche de chiffre d'affaires, généralement parce que l'administration a conservé un chiffre d'affaires ancien ou n'a pas ramené un exercice à douze mois.
La valeur locative d'un local qui n'est plus occupé : un déménagement non déclaré laisse l'ancien local dans la base pendant des années.
La double imposition d'un établissement, lorsqu'une entreprise a déclaré une nouvelle adresse sans que l'ancienne soit clôturée.
La réclamation se dépose depuis l'espace professionnel, en principe jusqu'au 31 décembre de l'année suivant celle de la mise en recouvrement. Le montant en jeu dépasse souvent l'effort demandé.
À propos de cet outil : calcul CFE
Calcul CFE : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.
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