Calculateur d’indemnité compensatrice de préavis

L'indemnité compensatrice de préavis dépend de l'ancienneté, du statut et de la convention collective. Calcul immédiat du montant brut dû, gratuit.

Calculateur d’indemnité compensatrice de préavis
€
mois
€
Indemnité de préavis due —
Indemnité légale minimale —
Durée de préavis retenue —
Durée légale du préavis —
Mois indemnisés —
Base mensuelle retenue —

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

À quoi ça sert

Le calculateur d'indemnité compensatrice de préavis chiffre la somme due lorsque le préavis n'est pas exécuté, à partir de la durée légale liée à l'ancienneté, de la durée conventionnelle éventuelle et de la fraction de préavis déjà travaillée.

Sources de données & paramètres

Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.

ParamètreValeurSourceDernière mise à jour
Durée légale du préavis, en mois, par tranche d'ancienneté en annéesBarèmeservice-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

La formule

Indemnité = (salaire brut + avantages) × (durée de préavis retenue − préavis déjà effectué), avec un plancher à zéro

Comment ça marche

L'outil convertit l'ancienneté en années, retient la durée du barème légal correspondant, la compare à la durée usuelle du statut et à celle de la convention collective, garde la plus longue, retire le préavis déjà effectué, puis multiplie par la base mensuelle.

Où l’utiliser

  • Chiffrer un solde de tout compte après un licenciement
  • Comparer la durée légale et la durée conventionnelle
  • Calculer le reliquat lorsqu'une partie du préavis a été travaillée

Exemple chiffré

Avec 30 mois d'ancienneté et un salaire brut de 2 500,00 €, la durée de préavis retenue est de … mois et l'indemnité compensatrice atteint ….

Ce que fait ce calculateur d'indemnité de préavis

Lorsqu'un contrat de travail prend fin, un délai de préavis s'ouvre normalement entre l'annonce de la rupture et le départ effectif. Si l'employeur dispense le salarié de travailler pendant ce délai, il doit lui verser exactement ce qu'il aurait gagné : c'est l'indemnité compensatrice de préavis.

Ce calculateur détermine la durée applicable et le montant qui en découle. Vous indiquez le salaire brut mensuel, l'ancienneté en mois et le statut. L'outil affiche l'indemnité due, le minimum légal, la durée de préavis retenue, la durée légale, le nombre de mois effectivement indemnisés et la base mensuelle utilisée.

La durée, seule vraie inconnue

Le montant est une simple multiplication. Toute la difficulté tient à la durée du préavis, qui obéit à trois sources superposées.

  • La loi. Elle fixe un plancher lié à l'ancienneté : un mois entre six mois et deux ans de présence, deux mois au-delà. En dessous de six mois d'ancienneté, la loi ne fixe aucune durée et renvoie à la convention collective ou à l'usage de la profession.
  • La convention collective. Elle peut allonger le préavis, jamais le raccourcir en dessous du minimum légal. Pour les cadres, une durée de trois mois est presque systématique.
  • Le contrat de travail. Il peut lui aussi prévoir une durée plus favorable au salarié.

Le simulateur retient toujours la plus longue de ces durées. Le champ avancé permet de saisir la durée exacte prévue par votre convention lorsqu'elle diffère de la valeur proposée par défaut pour le statut cadre.

Le cas des faibles anciennetés

Un salarié comptant moins de six mois de présence n'a pas de durée de préavis fixée par la loi. Le simulateur affiche alors zéro pour la durée légale et pour l'indemnité légale minimale, ce qui reflète fidèlement le droit : sans convention collective ni usage établi, aucun préavis n'est légalement exigible.

C'est une situation où le champ conventionnel prend toute son importance. La plupart des branches prévoient un préavis de huit jours à un mois pour ces anciennetés courtes. En saisissant cette durée, vous obtenez le montant réellement dû.

Préavis partiellement effectué

Il arrive qu'un salarié travaille une partie de son préavis avant d'en être dispensé, par exemple parce qu'il a trouvé un nouvel emploi. Dans ce cas, seule la fraction non exécutée donne lieu à indemnité.

Le champ avancé consacré au préavis déjà effectué permet de calculer ce reliquat. Sur un préavis de deux mois dont un a été travaillé, l'indemnité correspond à un seul mois de rémunération, avantages compris.

Un cas concret

Un salarié non-cadre comptant trente mois d'ancienneté perçoit 2 500 € bruts par mois. Son ancienneté dépasse deux ans, la durée légale du préavis est donc de deux mois. Dispensé de l'exécuter, il perçoit 5 000 € bruts d'indemnité compensatrice, somme qui s'ajoute à son indemnité de licenciement et à son indemnité de congés payés.

Si ce salarié était cadre et que sa convention prévoyait trois mois, l'indemnité passerait à 7 500 €. Avec 150 € d'avantages en nature mensuels et un mois déjà travaillé, la base mensuelle monterait à 2 650 € et l'indemnité tomberait à ce montant, pour le seul mois restant.

Erreurs fréquentes

  • Retenir la durée légale pour un cadre. La convention prévoit presque toujours davantage, et c'est elle qui s'applique.
  • Oublier les avantages en nature. Véhicule, logement ou téléphone entrent dans la base de calcul.
  • Croire que l'indemnité remplace celle de licenciement. Les deux se cumulent, ainsi que l'indemnité de congés payés.
  • Appliquer un préavis en cas de faute grave. Dans ce cas, aucune indemnité n'est due.

En renseignant l'ancienneté exacte et la durée réellement prévue par votre convention, l'estimation obtenue correspond au montant brut que l'employeur doit porter au solde de tout compte.

À propos de cet outil : indemnité compensatrice de préavis

Indemnité compensatrice de préavis : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

Questions fréquentes

Quand l'indemnité compensatrice de préavis est-elle due ?
Elle est due lorsque le préavis n'est pas exécuté et que cette inexécution n'est pas imputable au salarié. C'est le cas lorsque l'employeur dispense le salarié de préavis. Elle n'est pas due en cas de faute grave ou lourde, ni lorsque le salarié refuse lui-même de l'exécuter.
Quelle est la durée légale du préavis ?
Elle dépend de l'ancienneté : aucune durée légale en dessous de six mois de présence, un mois entre six mois et deux ans, deux mois à partir de deux ans. Ces durées sont des minima que la convention collective ou l'usage peuvent allonger.
Pourquoi les cadres ont-ils souvent trois mois de préavis ?
Ce n'est pas une règle légale mais une pratique quasi générale des conventions collectives. Le simulateur la propose comme choix par défaut pour le statut cadre, tout en laissant un champ avancé pour saisir la durée exacte prévue par votre convention.
Que comprend la base de calcul ?
La rémunération que le salarié aurait perçue s'il avait travaillé : salaire brut, primes régulières et avantages en nature. Le champ avancé permet d'ajouter ces avantages, souvent oubliés alors qu'ils augmentent sensiblement le montant dû.
Peut-on cumuler cette indemnité avec l'indemnité de licenciement ?
Oui. Les deux sommes sont distinctes et se cumulent, tout comme l'indemnité compensatrice de congés payés. Le préavis compense un temps de travail non effectué, le licenciement compense la perte de l'emploi.
Cette indemnité est-elle soumise à cotisations ?
Oui. Elle a la nature d'un salaire : elle est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu, contrairement à certaines indemnités de rupture. Le simulateur affiche un montant brut.
Un salarié de moins de six mois d'ancienneté a-t-il droit à un préavis légal ?
Non. En dessous de six mois d'ancienneté, la loi ne fixe aucune durée de préavis ; le simulateur affiche alors zéro pour la durée et l'indemnité légales, sauf disposition conventionnelle contraire.
Les avantages en nature entrent-ils dans la base de calcul de l'indemnité de préavis ?
Oui, et les oublier est une erreur fréquente. Véhicule, logement ou téléphone de fonction entrent dans la base de calcul au même titre que le salaire.

À propos de l’auteur

Taha Kheirandish

Rédigé et vérifié par

Taha Kheirandish

Étudiant en économie et chercheur indépendant

Taha Kheirandish lit les codes fiscaux comme d’autres lisent des cartes : pour savoir où un système mène réellement, et non où il prétend mener.

Étudiant en économie, il travaille ici de façon délibérément comparative. La surcote d’une retraite différée au Québec, l’indemnité kilométrique allemande, le plafonnement des loyers aux Pays-Bas : chacune de ces règles est une décision sur la façon dont l’argent doit circuler, et chacune se lit autrement dès qu’on la place à côté de huit autres. Il construit et vérifie ces calculateurs sur neuf marchés à partir des sources primaires — le texte plutôt qu’un résumé, la circulaire du ministère plutôt qu’un article qui la cite.

C’est aussi la règle éditoriale du site. Chaque taux, chaque seuil et chaque tranche y porte le document dont il est tiré et sa date d’entrée en vigueur, et il est revérifié quand le droit change, non quand quelqu’un s’en aperçoit.

Il est chercheur, non conseiller agréé, et rien sur ce site ne constitue un conseil financier personnalisé. Ce sont des calculs faits avec soin, sources à l’appui — pour que vous puissiez les vérifier et les porter à quelqu’un qui, lui, peut vous conseiller.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *