Calculateur d’indemnité de licenciement France
Le calcul de l'indemnité de licenciement en un clic : un quart de mois par an jusqu'à dix ans, un tiers au-delà, selon salaire et ancienneté.

À quoi ça sert
Le calculateur d'indemnité de licenciement estime l'indemnité légale due lors d'un licenciement, calculée à partir du salaire de référence et de l'ancienneté du salarié.
Sources de données & paramètres
Ce calculateur utilise des formules financières standard et fonctionne entièrement dans votre navigateur. Il ne nécessite aucune donnée externe — votre résultat est calculé uniquement à partir des valeurs saisies ci-dessus.
Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.
La formule
Indemnité = salaire × (1/4 × années jusqu'au seuil + 1/3 × années au-delà du seuil)
Comment ça marche
L'indemnité correspond à un quart de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à dix ans, puis un tiers de mois par année au-delà. Les deux tranches sont additionnées et multipliées par le salaire mensuel de référence.
Où l’utiliser
- Estimer l'indemnité légale minimale d'un licenciement
- Vérifier un montant proposé par l'employeur
- Comparer l'ancienneté avant et après le seuil de dix ans
Exemple chiffré
Pour un salaire de référence de 2 500,00 € et 8 ans d'ancienneté, l'indemnité légale de licenciement atteint …, soit … mois de salaire.
Ce que fait le calculateur d'indemnité de licenciement
Perdre son emploi soulève immédiatement une question concrète : à combien s'élèvera l'indemnité de licenciement ? Le montant légal obéit à une formule précise, fondée sur l'ancienneté et le salaire de référence, mais celle-ci change de rythme après dix ans de présence, ce qui rend le calcul manuel source d'erreurs. Cet outil applique la formule à votre place et affiche l'indemnité légale, sa décomposition avant et après le seuil, ainsi que son équivalent en mois de salaire.
Vous saisissez votre salaire mensuel de référence et votre ancienneté, et le calculateur vous donne une estimation claire du minimum auquel vous pouvez prétendre. C'est un point de départ utile, que vous soyez salarié cherchant à vérifier une proposition ou employeur souhaitant chiffrer une rupture.
Comment ça marche
L'indemnité légale de licenciement repose sur une progression en deux paliers.
- Jusqu'à dix ans d'ancienneté, chaque année compte pour un quart de mois de salaire.
- Au-delà de dix ans, chaque année supplémentaire compte pour un tiers de mois de salaire.
Le calculateur sépare donc votre ancienneté en deux tranches. Il applique le premier taux aux années situées sous le seuil, le second aux années au-delà, additionne les deux résultats, puis multiplie le tout par votre salaire mensuel de référence. Les années incomplètes sont prises en compte au prorata : une ancienneté de douze ans et demi ouvre bien droit à une demi-année supplémentaire au taux majoré.
Dans les options avancées, vous pouvez modifier les deux fractions et le seuil. Cette souplesse permet de reproduire un barème conventionnel plus favorable, sans jamais figer une règle qui ne correspondrait pas à votre situation.
Le salaire de référence
Le résultat dépend entièrement du salaire de référence retenu, et c'est souvent là que se jouent les écarts. La règle légale prévoit de retenir la formule la plus avantageuse pour le salarié, entre deux moyennes :
- la moyenne des douze derniers mois de salaire brut précédant le licenciement ;
- la moyenne des trois derniers mois, les primes et gratifications annuelles étant alors comptées au prorata pour ne pas être surévaluées.
Le calculateur vous laisse saisir directement ce salaire de référence, car lui seul dépend de vos bulletins de paie et de votre situation. Prenez le temps de le déterminer correctement : une prime annuelle, un treizième mois ou une période de temps partiel peuvent modifier sensiblement la base et donc le montant final de l'indemnité.
L'ancienneté prise en compte
L'ancienneté se compte à partir du premier jour du contrat jusqu'à la fin du préavis, même si celui-ci n'est pas exécuté. Elle doit être continue chez le même employeur. Certaines périodes de suspension du contrat, comme un congé parental, peuvent être comptabilisées partiellement selon les règles applicables.
L'indemnité légale n'est due qu'à partir de huit mois d'ancienneté ininterrompue. En dessous, aucun montant légal n'est versé, même si votre convention collective peut prévoir des conditions plus souples. Au-dessus, l'indemnité progresse avec chaque année, et le passage du seuil de dix ans accélère cette progression grâce au taux majoré appliqué aux années suivantes.
Un cas concret
Prenons un salarié disposant d'un salaire de référence de 2 500 euros et de huit ans d'ancienneté. Comme il se situe sous le seuil de dix ans, seule la première tranche s'applique : un quart de mois par année, soit deux mois de salaire au total. L'indemnité légale s'élève donc à 5 000 euros.
Comparons avec un salarié gagnant 3 000 euros et comptant quinze ans d'ancienneté. Les dix premières années donnent droit à un quart de mois chacune, soit deux mois et demi, c'est-à-dire 7 500 euros. Les cinq années au-delà du seuil sont valorisées à un tiers de mois chacune, soit environ 1,67 mois supplémentaire, c'est-à-dire près de 5 000 euros. L'indemnité totale approche 12 500 euros, l'équivalent d'un peu plus de quatre mois de salaire. Cet exemple montre l'effet du seuil : au-delà de dix ans, chaque année pèse plus lourd.
Erreurs fréquentes
Plusieurs approximations faussent régulièrement l'estimation d'une indemnité de licenciement.
- Appliquer un seul taux à toute l'ancienneté. Oublier le passage au taux majoré après dix ans sous-estime l'indemnité des carrières longues.
- Se tromper de salaire de référence. Retenir le seul dernier salaire, sans comparer les deux moyennes ni proratiser les primes, conduit à un montant inexact.
- Ignorer la convention collective. L'indemnité conventionnelle, souvent plus généreuse, prime sur l'indemnité légale ; ne considérer que le minimum légal peut faire perdre plusieurs milliers d'euros.
- Oublier le motif du licenciement. En cas de faute grave ou lourde, l'indemnité légale n'est pas due, quelle que soit l'ancienneté.
Fiscalité et articulation avec le préavis
L'indemnité légale de licenciement s'ajoute aux autres sommes dues à la fin du contrat, sans les remplacer. Le salarié perçoit également, le cas échéant, l'indemnité compensatrice de préavis lorsque celui-ci n'est pas effectué, ainsi que l'indemnité compensatrice de congés payés pour les jours non pris. Ces montants sont distincts de l'indemnité de licenciement et ne doivent pas être confondus avec elle dans le solde de tout compte.
Sur le plan fiscal, l'indemnité légale de licenciement bénéficie d'un régime favorable : la fraction correspondant au minimum légal ou conventionnel est en principe exonérée d'impôt sur le revenu. Au-delà, l'exonération peut être plafonnée en fonction de la rémunération annuelle et de limites exprimées à partir du plafond de la sécurité sociale. Une partie de l'indemnité reste par ailleurs soumise à la CSG et à la CRDS. Le montant affiché par le calculateur est un montant brut de référence, avant application de ces règles, qui dépendent de votre situation individuelle et du motif exact de la rupture.
Il est donc utile de distinguer trois questions : le montant brut de l'indemnité, calculé ici ; la part réellement exonérée ; et le net finalement perçu. Le présent outil répond à la première, qui sert de fondement aux deux autres.
À garder à l'esprit
Le calculateur estime l'indemnité légale minimale de licenciement, celle qui s'applique en l'absence de disposition plus favorable. Dans la pratique, votre convention collective, un accord d'entreprise ou votre contrat de travail peuvent prévoir une indemnité supérieure, et c'est alors ce montant qui s'impose. Les options avancées vous permettent d'ajuster la formule pour vous en rapprocher, mais elles ne remplacent pas la lecture de votre convention.
Par ailleurs, l'indemnité légale de licenciement bénéficie d'un régime social et fiscal spécifique, souvent avantageux, dont les modalités dépendent du montant et du motif de la rupture. L'estimation fournie ici est un montant de référence destiné à préparer une discussion ou vérifier une proposition. Avant toute décision, confirmez le calcul et vos droits auprès d'un professionnel du droit du travail ou de l'administration.
Ces informations sont d'ordre général et ne constituent pas un conseil financier.
À propos de cet outil : indemnité de licenciement
Indemnité de licenciement : utilisez cet outil pour obtenir immédiatement une estimation fondée sur les chiffres que vous saisissez. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.
