Calculateur des prélèvements sociaux sur le capital

Prélèvements sociaux revenus du capital : loyers, plus-values et placements, ventilés en CSG, CRDS et prélèvement de solidarité, avec la part déductible.

Calculateur des prélèvements sociaux sur le capital
€
Prélèvements sociaux dus —
CSG —
CRDS —
Prélèvement de solidarité —
CSG déductible —
CSG non déductible —
Impôt économisé par la CSG déductible —
Taux global —
Montant restant après prélèvements —

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

À quoi ça sert

Le calculateur des prélèvements sociaux sur le capital chiffre la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité dus sur un revenu du patrimoine ou de placement, et montre ce qu'il reste une fois ces contributions payées.

Sources de données & paramètres

Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.

ParamètreValeurSourceDernière mise à jour
Part CSG des prélèvements sociaux sur le patrimoine0,092service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Part CSG des prelevements sociaux sur le patrimoine
Taux de CSG sur les revenus du patrimoine et de placement (cas général)0,106service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01
Part CRDS des prélèvements sociaux sur le patrimoine0,005service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Part CRDS des prelevements sociaux sur le patrimoine
Prélèvement de solidarité sur les revenus du patrimoine0,075service-public.frEn vigueur le 2026-01-01Prelevement de solidarite sur les revenus du patrimoine
Part de CSG déductible sur les revenus du capital0,068impots.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Fraction de CSG deductible sur revenus du capital imposes au bareme

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

La formule

Prélèvements sociaux = montant × (CSG + CRDS + prélèvement de solidarité)

Comment ça marche

On retient le taux de CSG propre à la catégorie de revenu, plus élevé pour les revenus de placement du cas général que pour les revenus fonciers, les plus-values immobilières ou l'assurance-vie, puis on y ajoute la CRDS et le prélèvement de solidarité. Lorsque le revenu est imposé au barème, la fraction déductible de la CSG est isolée et valorisée à votre tranche marginale.

Où l’utiliser

  • Chiffrer le coût social d'un loyer ou d'une plus-value
  • Comparer le traitement d'un contrat d'assurance-vie et d'un compte-titres
  • Estimer le gain lié à la CSG déductible en cas d'option pour le barème

Exemple chiffré

Sur 20 000 € de revenus fonciers, les prélèvements sociaux atteignent …, dont … de CSG, et il reste ….

Les revenus du capital, intérêts, dividendes, plus-values, supportent, en plus de l'impôt sur le revenu, des prélèvements sociaux composés de plusieurs contributions distinctes. Ce calculateur détaille ce que chacune prélève et ce qu'il reste net après ces prélèvements.

Ce que fait le calculateur des prélèvements sociaux

Quand on parle de la fiscalité de l'épargne, on cite volontiers la flat tax et son taux d'ensemble. On oublie que la part la plus lourde de ce taux n'est pas de l'impôt : ce sont les prélèvements sociaux. Ils frappent les loyers, les plus-values, les intérêts et les dividendes, indépendamment de l'impôt sur le revenu, et ils s'appliquent même à des revenus qui en sont exonérés.

Ce calculateur les chiffre. Vous choisissez la catégorie du revenu, vous saisissez le montant brut, et il affiche le total dû, la ventilation entre les trois contributions qui le composent, et ce qu'il reste une fois le prélèvement passé.

Il s'adresse aux bailleurs, aux épargnants, aux vendeurs d'un bien immobilier et à toute personne qui veut comprendre pourquoi le rendement net d'un placement s'éloigne autant du rendement affiché.

Trois contributions, un seul prélèvement

Ce que l'on appelle « les prélèvements sociaux » n'est pas une taxe unique mais l'addition de trois contributions, chacune avec sa propre finalité et son propre régime.

  • La CSG, contribution sociale généralisée, en constitue la part de loin la plus lourde. C'est la seule dont une fraction est déductible du revenu imposable.
  • La CRDS, contribution au remboursement de la dette sociale, est faible et jamais déductible.
  • Le prélèvement de solidarité complète l'ensemble et n'est pas davantage déductible.

Le graphique en anneau du calculateur montre ces trois parts. Le déséquilibre est frappant : la CSG pèse à elle seule plus de la moitié du prélèvement.

Deux taux globaux, pas un

C'est le point que la plupart des présentations écrasent. Les revenus du capital ne supportent pas tous le même taux global, parce que la composante CSG diffère selon la catégorie.

D'un côté, les revenus fonciers, les plus-values immobilières, les gains d'assurance-vie et les produits d'épargne logement conservent le taux de CSG historique. De l'autre, le cas général des revenus de placement (dividendes, intérêts, plus-values de cession de valeurs mobilières) supporte une CSG relevée, ce qui porte le taux d'ensemble plus haut.

L'écart paraît modeste exprimé en points. Rapporté à un portefeuille qui dégage plusieurs milliers d'euros de gains par an, il représente une somme réelle, et il change la comparaison entre enveloppes : à rendement brut identique, un contrat d'assurance-vie et un compte-titres ne laissent pas le même net.

La fraction déductible et sa condition

La CSG sur les revenus du capital comporte une fraction déductible du revenu imposable. Cette fraction est exprimée en points et ne bouge pas lorsque le taux global change : elle reste la même que la CSG soit prélevée au taux historique ou au taux relevé.

Mais elle est soumise à une condition stricte : le revenu doit être imposé au barème progressif. Si vous conservez le prélèvement forfaitaire unique, la contribution est prélevée exactement de la même façon, et rien ne se déduit.

Le calculateur valorise cet avantage à votre tranche marginale, dans les options avancées. Pour un contribuable à tranche élevée, cette ligne pèse dans l'arbitrage entre le forfait et le barème, davantage que ne le suggère la simple comparaison des taux d'imposition.

Cas concret

Prenons un bailleur qui déclare 20 000 € de revenus fonciers nets. Les prélèvements sociaux atteignent 3 440 €, répartis entre 1 840 € de CSG, 100 € de CRDS et 1 500 € de prélèvement de solidarité. Il lui reste 16 560 € avant impôt sur le revenu. S'il est imposé au barème, 1 360 € de CSG viendront réduire son revenu imposable de l'année de paiement, soit une économie d'environ 408 € à la tranche de 30 %.

Prenons maintenant un épargnant qui encaisse 10 000 € de dividendes et d'intérêts. Le cas général s'applique : les prélèvements sociaux s'élèvent à 1 860 €, dont 1 060 € de CSG. À montant égal, le revenu de placement supporte donc environ 200 € de plus que le revenu foncier, uniquement à cause de la composante CSG.

Ce qui échappe aux prélèvements

Certains produits sont exonérés par la loi, et il est utile de les avoir en tête avant de comparer des rendements. Les intérêts du livret A, du livret jeune, du livret de développement durable et solidaire et du livret d'épargne populaire ne supportent aucun prélèvement social. Il en va de même des gains d'un plan d'épargne avenir climat.

C'est ce qui explique qu'un livret réglementé à taux modeste puisse battre, en net, un placement affichant un rendement brut nettement supérieur mais soumis au bloc social complet.

Barème ou forfait : ce que les prélèvements sociaux pèsent vraiment

Les prélèvements sociaux sont souvent traités comme une constante dans l'arbitrage entre le prélèvement forfaitaire unique et le barème progressif. C'est une erreur d'analyse, parce qu'ils y jouent deux rôles.

Le premier est arithmétique. Le prélèvement forfaitaire unique additionne un impôt sur le revenu forfaitaire et les prélèvements sociaux, si bien que le taux d'ensemble dont on parle couramment est majoritairement composé de contributions sociales. En optant pour le barème, on remplace la seule composante fiscale : le bloc social, lui, reste dû à l'identique.

Le second est fiscal. L'option pour le barème ouvre la déductibilité d'une fraction de la CSG, ce que le forfait interdit. Cette fraction réduit le revenu imposable de l'année du paiement, et son avantage réel dépend de votre tranche marginale. À tranche élevée, elle représente plusieurs centaines d'euros sur un revenu du capital significatif.

En pratique, l'arbitrage se joue donc sur trois éléments à comparer ensemble : le taux forfaitaire de l'impôt, votre tranche marginale, et la valeur de la CSG déductible que le barème vous rendrait. Ajoutez, pour les dividendes, l'abattement propre à cette catégorie, qui n'existe que sous le barème.

Deux précautions accompagnent l'option. Elle est globale : elle vaut pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et des plus-values de l'année, sans possibilité de trier. Et elle est annuelle, donc à réexaminer chaque année en fonction de la composition de vos revenus.

Enfin, gardez en tête que certains produits conservent le taux social historique alors que le cas général relève désormais du taux relevé. Cette différence de traitement, à rendement brut identique, peut suffire à faire pencher un arbitrage entre deux enveloppes avant même de parler d'impôt.

Erreurs fréquentes

  • Confondre flat tax et prélèvements sociaux. Le prélèvement forfaitaire unique additionne un impôt sur le revenu forfaitaire et les prélèvements sociaux ; ces derniers restent dus même en cas d'option pour le barème.
  • Appliquer un taux unique à tous les revenus du capital. Deux taux globaux coexistent selon la catégorie.
  • Oublier que l'assurance-vie conserve le taux historique. C'est un avantage souvent ignoré dans les comparaisons d'enveloppes.
  • Croire que le PEA échappe à tout. Il échappe à l'impôt sur le revenu après cinq ans, pas aux prélèvements sociaux sur les gains retirés.

Un dernier repère : les prélèvements sociaux ne dépendent ni de votre tranche marginale, ni de votre situation de famille. Ils sont proportionnels, ce qui les rend parfaitement prévisibles, et fait de leur anticipation l'un des rares exercices simples de la fiscalité de l'épargne.

À propos de cet outil : prélèvements sociaux revenus du capital

Prélèvements sociaux revenus du capital : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

Questions fréquentes

Tous les revenus du capital supportent-ils le même taux ?
Non, et c'est le point que le calculateur met en avant. Les revenus fonciers, les plus-values immobilières, les gains d'assurance-vie et les produits d'épargne logement relèvent d'un taux global plus faible que le cas général des revenus de placement, parce que la composante CSG n'est pas la même. Sélectionnez la catégorie pour voir la ventilation exacte.
De quoi se composent les prélèvements sociaux ?
De trois contributions distinctes : la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité. Seule la CSG a une fraction déductible du revenu imposable ; la CRDS et le prélèvement de solidarité ne le sont jamais. Le graphique du calculateur montre le poids de chacune.
Quels revenus en sont exonérés ?
Les intérêts du livret A, du livret jeune, du livret de développement durable et solidaire, du livret d'épargne populaire ainsi que les gains d'un plan d'épargne avenir climat échappent aux prélèvements sociaux. Ce sont des exonérations légales, pas des cas particuliers à négocier.
Quand la CSG est-elle déductible sur ces revenus ?
Uniquement si vous avez opté pour l'imposition au barème progressif. Sous le prélèvement forfaitaire unique, la CSG est prélevée à l'identique mais aucune fraction ne se déduit. Décochez la case pour visualiser la différence.
Comment ces prélèvements sont-ils payés ?
Pour les revenus du patrimoine comme les loyers, ils figurent sur le même avis que l'impôt sur le revenu et se règlent avec lui. Pour les revenus de placement financiers, l'établissement payeur les prélève directement à la source, sans démarche de votre part.
Le résultat vaut-il pour un non-résident ?
Non. Les personnes affiliées à un régime de sécurité sociale d'un autre État de l'Espace économique européen ou de la Suisse sont exonérées de CSG et de CRDS et ne supportent que le prélèvement de solidarité. Ce calculateur raisonne sur la situation d'un résident fiscal français affilié en France.

À propos de l’auteur

Taha Kheirandish

Rédigé et vérifié par

Taha Kheirandish

Étudiant en économie et chercheur indépendant

Taha Kheirandish lit les codes fiscaux comme d’autres lisent des cartes : pour savoir où un système mène réellement, et non où il prétend mener.

Étudiant en économie, il travaille ici de façon délibérément comparative. La surcote d’une retraite différée au Québec, l’indemnité kilométrique allemande, le plafonnement des loyers aux Pays-Bas : chacune de ces règles est une décision sur la façon dont l’argent doit circuler, et chacune se lit autrement dès qu’on la place à côté de huit autres. Il construit et vérifie ces calculateurs sur neuf marchés à partir des sources primaires — le texte plutôt qu’un résumé, la circulaire du ministère plutôt qu’un article qui la cite.

C’est aussi la règle éditoriale du site. Chaque taux, chaque seuil et chaque tranche y porte le document dont il est tiré et sa date d’entrée en vigueur, et il est revérifié quand le droit change, non quand quelqu’un s’en aperçoit.

Il est chercheur, non conseiller agréé, et rien sur ce site ne constitue un conseil financier personnalisé. Ce sont des calculs faits avec soin, sources à l’appui — pour que vous puissiez les vérifier et les porter à quelqu’un qui, lui, peut vous conseiller.

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