Calculateur de revenus fonciers France

Comparez le micro-foncier (abattement 30 %) et le régime réel. Le calculateur de revenus fonciers estime la base imposable et l'option la plus favorable.

Calculateur de revenus fonciers France
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Base imposable (régime réel) —
Base imposable (micro-foncier) —
Base imposable la plus favorable —
Abattement micro-foncier —

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

À quoi ça sert

Le calculateur de revenus fonciers compare le micro-foncier, qui applique un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers d'un bien loué nu, au régime réel, qui déduit les charges réellement supportées.

Sources de données & paramètres

Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.

ParamètreValeurSourceDernière mise à jour
Abattement micro-foncier0,3service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Abattement micro-foncier 30%

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

La formule

Micro-foncier = loyers × (1 − 30 %) · Réel = loyers − charges · Base retenue = la plus basse (réel imposé au-delà du seuil)

Comment ça marche

Au micro-foncier, la base imposable est le loyer diminué de l'abattement, tant que les loyers restent sous le seuil. Au réel, on retranche les charges déductibles ; la base la plus basse est la plus favorable.

Où l’utiliser

  • Comparer micro-foncier et régime réel
  • Vérifier l'éligibilité au micro-foncier sous le seuil
  • Estimer la base imposable de ses loyers

Exemple chiffré

Avec 12 000,00 € de loyers et 4 000 € de charges, la base au réel est de … contre … au micro-foncier : la base retenue la plus favorable est de ….

Ce que fait le calculateur de revenus fonciers

Déclarer des loyers issus d'un bien loué nu suppose un choix de régime fiscal qui a des conséquences directes sur l'impôt : le micro-foncier, forfaitaire et simple, ou le régime réel, plus fin mais plus exigeant. Le calculateur de revenus fonciers met les deux face à face : il calcule la base imposable dans chaque régime et désigne la plus favorable.

L'outil aide le bailleur à décider s'il a intérêt à opter pour le réel, à vérifier son éligibilité au micro-foncier et à comprendre pourquoi, selon le niveau de ses charges, l'un ou l'autre régime réduit davantage sa base imposable.

Comment ça marche

Le calcul repose sur deux logiques distinctes.

  • Micro-foncier. La base imposable est simplement le loyer diminué d'un abattement forfaitaire de 30 %. Cet abattement est censé couvrir l'ensemble de vos charges, que vous n'avez pas à détailler. Le régime n'est ouvert que sous un seuil de loyers.
  • Régime réel. La base imposable est le loyer diminué de vos charges réelles : travaux déductibles, intérêts d'emprunt, taxe foncière, primes d'assurance, frais de gestion. Si les charges dépassent les loyers, la base devient négative et forme un déficit foncier.

Le calculateur compare les deux bases et retient la plus basse, car c'est elle qui minimise l'imposition. Il tient également compte du seuil : au-delà, le micro-foncier n'est plus disponible et le réel s'impose.

Micro-foncier ou réel : le rôle des charges

La comparaison se joue sur un seuil simple : 30 % de vos loyers. Tant que vos charges réelles restent inférieures à cet abattement forfaitaire, le micro-foncier est plus avantageux, car il déduit forfaitairement plus que ce que vous supportez réellement. Dès que vos charges dépassent 30 % des loyers (situation fréquente lors de travaux ou avec un emprunt en cours) le régime réel prend l'avantage.

Le calculateur de revenus fonciers rend cette bascule visible immédiatement. En ajustant le montant des charges, vous voyez la base au réel passer au-dessus ou en dessous de la base micro, ce qui matérialise le point d'équilibre entre les deux régimes.

Le seuil du micro-foncier

L'accès au micro-foncier est conditionné à un plafond de loyers bruts annuels, fixé à 15 000 € dans le cas général. En dessous, vous avez le choix entre les deux régimes ; au-dessus, le régime réel devient obligatoire, quel que soit le niveau de vos charges.

Dans le calculateur, ce seuil est un paramètre modifiable. Lorsque vos loyers le dépassent, l'outil bascule automatiquement sur le réel et retient sa base, même si un abattement forfaitaire théorique aurait donné un chiffre plus bas. Cette règle évite de surestimer un avantage micro auquel vous n'avez, en réalité, pas droit.

L'option pour le réel : un engagement à peser

Opter pour le régime réel n'est pas anodin. Lorsqu'elle est volontaire (c'est-à-dire en dessous du seuil) l'option engage généralement pour plusieurs années. Elle suppose aussi de tenir le détail de vos charges et de conserver les justificatifs.

  • Beaucoup de charges ou de travaux : le réel réduit fortement la base, voire crée un déficit foncier reportable.
  • Peu de charges, bien payé : le micro-foncier et son abattement de 30 % restent souvent plus simples et plus favorables.
  • Situation qui évolue : anticipez, car l'option pour le réel vous lie pour un temps ; le calculateur aide à projeter l'effet sur plusieurs configurations.

Un cas concret

Prenons 12 000 € de loyers annuels et 4 000 € de charges déductibles, sous le seuil de 15 000 €. Au micro-foncier, l'abattement de 30 % (soit 3 600 €) laisse une base de 8 400 €. Au régime réel, la déduction des 4 000 € de charges donne une base de 8 000 €. Le réel est ici légèrement plus favorable, car les charges (4 000 €) dépassent l'abattement forfaitaire (3 600 €).

Réduisez les charges à 1 500 € en gardant les mêmes loyers et l'équilibre s'inverse : le régime réel remonte à 10 500 € de base, tandis que le micro-foncier reste à 8 400 €. Le micro redevient alors nettement gagnant. Le calculateur affiche ce basculement instantanément.

Quelles charges déductibles au régime réel ?

Le régime réel n'a d'intérêt que si vous connaissez les charges réellement déductibles. Toutes les dépenses n'entrent pas dans le calcul, et confondre les deux fausse la comparaison avec le micro-foncier.

  • Les travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration d'un logement loué nu sont déductibles ; les travaux de construction ou d'agrandissement ne le sont pas.
  • Les intérêts d'emprunt et les frais de dossier associés sont déductibles.
  • La taxe foncière, les primes d'assurance, les frais de gestion et de gérance ainsi que certaines provisions de copropriété sont également admis.

Ce sont ces charges que vous additionnez pour renseigner le calculateur. Plus elles sont élevées par rapport aux loyers, plus le régime réel creuse l'écart avec l'abattement forfaitaire de 30 % du micro-foncier.

Impôt et prélèvements sociaux sur les loyers

La base imposable calculée n'est pas l'impôt final. Les revenus fonciers nets, qu'ils viennent du micro-foncier ou du réel, s'ajoutent à vos autres revenus et sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu, puis aux prélèvements sociaux. Deux foyers ayant la même base imposable peuvent donc payer des montants très différents selon leur tranche marginale.

Le calculateur s'arrête volontairement à la base imposable, car c'est à ce stade que se joue le choix entre micro-foncier et réel. Pour connaître l'impôt réellement dû, appliquez ensuite votre tranche marginale et le taux des prélèvements sociaux à la base retenue.

Erreurs fréquentes

Le choix du régime des revenus fonciers donne lieu à plusieurs approximations coûteuses.

  • Choisir le micro par simplicité malgré des charges élevées. Au-dessus de 30 % de charges, le forfait fait perdre de la déduction.
  • Oublier le seuil. Au-delà du plafond de loyers, le micro-foncier n'est plus une option.
  • Confondre charges déductibles et non déductibles. Toutes les dépenses n'entrent pas dans le calcul du réel.
  • Ignorer le déficit foncier. Un réel négatif peut réduire l'impôt au-delà des seuls revenus fonciers, ce que le micro ne permet jamais.

À garder à l'esprit

Le calculateur donne une comparaison fiable des deux régimes à partir des montants que vous saisissez, mais il raisonne sur la base imposable, avant application du barème de l'impôt et des prélèvements sociaux. L'éligibilité de chaque charge au régime réel et la durée d'engagement de l'option relèvent de votre situation précise.

Avant d'opter pour un régime ou de remplir votre déclaration, confirmez le seuil applicable, la nature de vos charges et vos obligations auprès de l'administration ou d'un professionnel.

Ces informations sont d'ordre général et ne constituent pas un conseil financier.

À propos de cet outil : revenus fonciers

Revenus fonciers : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles (service-public.fr) et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que les revenus fonciers ?
Les revenus fonciers sont les loyers perçus au titre de la location d'un bien immobilier loué nu, c'est-à-dire non meublé. Ils sont soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, après application d'un abattement forfaitaire au micro-foncier ou déduction des charges réelles au régime réel.
Quelle est la différence entre micro-foncier et régime réel ?
Le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % sur vos loyers, sans détailler les charges. Le régime réel déduit vos charges réelles (travaux, intérêts, taxe foncière, gestion). Le réel devient intéressant dès que vos charges dépassent 30 % des loyers ; le calculateur compare les deux bases.
Quel est le seuil du micro-foncier ?
Le micro-foncier n'est accessible que si vos revenus fonciers bruts annuels ne dépassent pas un seuil, fixé à 15 000 € dans le cas général. Au-delà, le régime réel s'applique obligatoirement. Le calculateur vous laisse ajuster ce seuil et bascule automatiquement au réel lorsqu'il est dépassé.
Le régime réel peut-il créer un déficit ?
Oui. Si vos charges déductibles dépassent vos loyers, la base au réel devient négative : c'est un déficit foncier, qui peut réduire votre impôt sous conditions. Le micro-foncier, lui, ne peut jamais générer de déficit puisqu'il applique un simple abattement.
Ce calcul remplace-t-il un avis officiel ?
Non. Le calculateur fournit une estimation pour comparer les régimes. Il ne remplace ni votre déclaration de revenus fonciers, ni l'analyse d'un conseiller, ni la position de l'administration sur l'éligibilité de vos charges et votre situation.
Mes données sont-elles privées ?
Oui. Le calcul s'effectue entièrement dans votre navigateur. Aucun montant de loyer ou de charge que vous saisissez n'est envoyé, enregistré ou partagé.

À propos de l’auteur

Taha Kheirandish

Rédigé et vérifié par

Taha Kheirandish

Étudiant en économie et chercheur indépendant

Taha Kheirandish lit les codes fiscaux comme d’autres lisent des cartes : pour savoir où un système mène réellement, et non où il prétend mener.

Étudiant en économie, il travaille ici de façon délibérément comparative. La surcote d’une retraite différée au Québec, l’indemnité kilométrique allemande, le plafonnement des loyers aux Pays-Bas : chacune de ces règles est une décision sur la façon dont l’argent doit circuler, et chacune se lit autrement dès qu’on la place à côté de huit autres. Il construit et vérifie ces calculateurs sur neuf marchés à partir des sources primaires — le texte plutôt qu’un résumé, la circulaire du ministère plutôt qu’un article qui la cite.

C’est aussi la règle éditoriale du site. Chaque taux, chaque seuil et chaque tranche y porte le document dont il est tiré et sa date d’entrée en vigueur, et il est revérifié quand le droit change, non quand quelqu’un s’en aperçoit.

Il est chercheur, non conseiller agréé, et rien sur ce site ne constitue un conseil financier personnalisé. Ce sont des calculs faits avec soin, sources à l’appui — pour que vous puissiez les vérifier et les porter à quelqu’un qui, lui, peut vous conseiller.

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