Calculateur d’amortissement comptable (linéaire / dégressif)
Construisez le plan d'amortissement linéaire ou dégressif d'une immobilisation, avec le coefficient légal et le prorata de la première année.

À quoi ça sert
Ce calculateur construit le plan d'amortissement d'une immobilisation, en mode linéaire ou dégressif, avec la proratisation de la première année selon le mois de mise en service.
Sources de données & paramètres
Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.
| Paramètre | Valeur | Source | Dernière mise à jour |
|---|---|---|---|
| Coefficients dégressifs par durée d'utilisation | Barème | bofip.impots.gouv.fr | En vigueur le 2026-01-01Coefficients d'amortissement degressif par duree normale d'utilisation: [ans_min, ans_max, coefficient] |
Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.
La formule
Taux linéaire = 1 / durée · Taux dégressif = taux linéaire × coefficient · Annuité dégressive = VNC × taux dégressif, jusqu'à la bascule en linéaire sur les années restantes
Comment ça marche
En linéaire, la même annuité revient chaque année, réduite au prorata la première année et complétée par une année de clôture. En dégressif, le taux linéaire est multiplié par le coefficient légal de la durée d'utilisation, appliqué à la valeur nette comptable, avec bascule automatique en linéaire dès que celui-ci devient plus favorable.
Où l’utiliser
- Établir le plan d'amortissement d'un matériel ou d'un véhicule
- Comparer l'effet fiscal du linéaire et du dégressif
- Chiffrer la première annuité d'une acquisition en cours d'année
- Préparer la valeur nette comptable en vue d'une cession
Exemple chiffré
Un matériel de 30 000,00 € amorti sur 5 ans en dégressif applique un coefficient de … et un taux de … : la première annuité s'élève à … et la valeur nette comptable tombe à ….
Choisir entre amortissement linéaire ou dégressif
Le choix entre amortissement linéaire ou dégressif est l'une des rares décisions comptables qui ne coûtent rien et rapportent immédiatement. Les deux modes amortissent la même somme sur la même durée ; seule la répartition change. Le dégressif charge davantage les premiers exercices, ce qui réduit le résultat imposable au moment où l'entreprise vient de décaisser l'investissement, donc au moment où sa trésorerie est la plus tendue.
Ce calculateur construit le plan complet dans les deux modes, avec le prorata de la première année et la bascule automatique en fin de plan.
L'amortissement linéaire
Le principe est simple : la base amortissable divisée par la durée d'utilisation donne l'annuité, identique chaque année. Un matériel de 30 000 € amorti sur cinq ans produit cinq annuités de 6 000 €, soit un taux de 20 %.
Une seule subtilité : la première année est réduite au prorata de la période d'utilisation. Une mise en service en juillet ne donne droit qu'à 3 000 €, et le solde se reporte sur une sixième année. Le plan compte donc six lignes pour une durée de cinq ans, ce qui surprend souvent au premier arrêté des comptes.
L'amortissement dégressif
Le taux linéaire est multiplié par un coefficient légal fonction de la durée normale d'utilisation :
| Durée d'utilisation | Coefficient | |—|—| | 3 à 4 ans | 1,25 | | 5 à 6 ans | 1,75 | | Plus de 6 ans | 2,25 |
Le taux ainsi obtenu s'applique non pas à la valeur d'origine mais à la valeur nette comptable restante, ce qui fait décroître la charge d'année en année.
Sur notre matériel de 30 000 € amorti sur cinq ans, le taux dégressif s'établit à 35 % :
- Année 1 : 10 500 €, valeur nette comptable ramenée à 19 500 €
- Année 2 : 6 825 €, valeur nette comptable à 12 675 €
- Année 3 : 4 436 €, valeur nette comptable à 8 239 €
- Années 4 et 5 : 4 119 € chacune, après bascule en linéaire
La première année, le dégressif déduit 4 500 € de plus que le linéaire. À un taux d'impôt sur les sociétés de 25 %, c'est plus de mille euros d'impôt différé, disponibles en trésorerie l'année de l'investissement.
La bascule en linéaire
Appliquer indéfiniment un pourcentage à une valeur résiduelle ne l'amène jamais à zéro. La règle prévoit donc de comparer, chaque année, le taux dégressif au taux linéaire calculé sur les années restantes. Dès que le second dépasse le premier, on bascule et on répartit également le solde.
Sur un plan de cinq ans, cette bascule intervient en quatrième année : il reste alors deux ans, soit un taux linéaire de 50 %, supérieur aux 35 % du dégressif. Sur un plan de quatre ans à coefficient 1,25, elle intervient dès la deuxième année.
Le cas où le dégressif ne s'applique pas
Le dégressif suppose un bien d'équipement neuf dont la durée normale d'utilisation atteint au moins trois ans. Une durée inférieure ne trouve aucun coefficient dans le barème : le calculateur retient alors un coefficient de un, et les deux modes produisent exactement le même plan. Le résultat le signale, plutôt que d'appliquer silencieusement un coefficient inexistant.
Sont également exclus les véhicules de tourisme, les biens acquis d'occasion et la plupart des constructions.
Ce que le plan ne dit pas
Le calcul est comptable, pas fiscal au sens large. Il ne traite ni la déductibilité plafonnée des amortissements de véhicules de tourisme selon leurs émissions, ni l'amortissement par composants obligatoire pour les immeubles, ni les amortissements dérogatoires qui constatent l'écart entre le plan comptable et le plan fiscal. Le prorata de la première année est appliqué en mois entiers, ce qui correspond à la règle du dégressif ; en linéaire strict le décompte se fait en jours, avec un écart de quelques euros.
Penser à la sortie du bien
Un plan d'amortissement ne sert pas seulement à charger le compte de résultat : il détermine la valeur nette comptable, donc la plus-value en cas de cession. Un bien fortement amorti en dégressif se cède avec une plus-value plus élevée, dont la fraction correspondant aux amortissements est imposée à court terme, au barème. L'avantage de trésorerie obtenu au départ se rattrape en partie à l'arrivée, ce qui n'annule pas l'intérêt du dégressif, mais mérite d'être su avant de vendre.
Les durées d'usage couramment retenues
La durée d'amortissement doit refléter la durée réelle d'utilisation du bien par l'entreprise, mais l'administration admet des durées d'usage qui servent de référence en pratique : cinq ans pour un véhicule utilitaire ou un matériel de bureau, trois ans pour du matériel informatique, dix ans pour un agencement, vingt à trente ans pour une construction.
S'écarter de ces repères est possible, à condition de pouvoir le justifier par les conditions concrètes d'exploitation. Une machine utilisée en trois-huit s'use plus vite qu'un exemplaire identique employé huit heures par jour, et une durée plus courte est alors défendable. À l'inverse, allonger artificiellement une durée pour lisser le résultat expose à un redressement.
Le choix de la durée n'est pas neutre au-delà de l'annuité : il détermine aussi le coefficient dégressif applicable. Passer de quatre à cinq ans de durée fait bondir le coefficient de 1,25 à 1,75, ce qui augmente la première annuité malgré l'allongement du plan.
Ce que l'amortissement fait, et ne fait pas, à la trésorerie
Un amortissement est une charge sans décaissement. Il réduit le résultat comptable et le résultat fiscal, donc l'impôt, mais ne sort aucun euro de la banque : l'argent est parti au moment de l'achat. C'est la raison pour laquelle la capacité d'autofinancement se calcule en réintégrant les dotations au résultat net.
Deux conséquences pratiques en découlent. D'abord, une entreprise fortement dotée en amortissements peut afficher un résultat faible tout en générant une trésorerie confortable ; lire son bénéfice sans regarder ses dotations donne une image fausse. Ensuite, le dégressif ne crée pas de richesse : il déplace de l'impôt des premières années vers les dernières. L'avantage est réel (un euro d'impôt différé est un euro de trésorerie disponible aujourd'hui) mais il est temporaire, et il se retourne en partie au moment de la cession du bien.
À propos de cet outil : amortissement linéaire ou dégressif
Amortissement linéaire ou dégressif : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.
Tax year 2026
