Calculateur de réduction d’impôt loi Malraux
Calculez la réduction d'impôt loi Malraux : taux PSMV ou PVAP, plafond de 400 000 € sur quatre ans, imputation annuelle et report du solde.

À quoi ça sert
Le calculateur de réduction Malraux chiffre l'avantage fiscal d'une opération de restauration immobilière en site patrimonial remarquable, et simule son imputation année après année.
Sources de données & paramètres
Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.
| Paramètre | Valeur | Source | Dernière mise à jour |
|---|---|---|---|
| Taux Malraux en site patrimonial remarquable couvert par un PSMV | 0,3 | bofip.impots.gouv.fr | En vigueur le 2026-01-01Taux Malraux en site patrimonial remarquable avec PSMV |
| Taux Malraux en site patrimonial remarquable couvert par un PVAP | 0,22 | bofip.impots.gouv.fr | En vigueur le 2026-01-01Taux Malraux en site patrimonial remarquable avec PVAP |
| Plafond de dépenses éligibles sur quatre années consécutives | 400 000 | bofip.impots.gouv.fr | En vigueur le 2026-01-01Plafond de travaux Malraux sur 4 annees |
Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.
La formule
Réduction = travaux éligibles × taux du secteur, imputée par années puis reportée sur les années suivantes
Comment ça marche
Les dépenses sont d'abord retenues dans la limite du plafond pluriannuel de travaux éligibles. On leur applique le taux du régime de protection du secteur, puis on répartit la réduction sur les années de réalisation des travaux. Chaque année, l'impôt dû absorbe ce qu'il peut, et le solde est reporté tant que la fenêtre de report reste ouverte.
Où l’utiliser
- Vérifier si l'impôt annuel suffit à absorber la réduction
- Mesurer l'effet du plafond pluriannuel de travaux
- Comparer un secteur couvert par un PSMV et un secteur couvert par un PVAP
Exemple chiffré
Pour 300 000 € de travaux en secteur couvert par un PSMV réalisés sur trois ans, la réduction totale atteint …, soit … par an, entièrement imputée.
La réduction d'impôt Malraux s'adresse aux propriétaires qui restaurent un immeuble ancien situé dans un secteur protégé, avec une base de calcul qui porte uniquement sur le montant des travaux, pas sur le prix d'achat. Ce calculateur applique le taux et le plafond correspondants pour chiffrer l'avantage fiscal.
Ce que fait le calculateur Malraux
La loi Malraux est le dispositif le plus généreux de la fiscalité immobilière française, et le plus mal dimensionné en pratique. Généreux, parce que la réduction porte sur les travaux et non sur le prix du bien, à un taux sans équivalent. Mal dimensionné, parce que l'avantage ne sert à rien s'il dépasse l'impôt que l'on doit.
Ce calculateur traite les deux dimensions. Vous saisissez le montant des travaux, le régime de protection du secteur, la durée de réalisation et votre impôt annuel, et il affiche la réduction totale acquise, sa répartition dans le temps, ce qui sera effectivement imputé, et ce qui risque d'être perdu.
Il s'adresse aux investisseurs qui étudient une opération de restauration, à leurs conseils, et à ceux qui cherchent à savoir si leur niveau d'impôt justifie ce type de programme.
Une assiette qui ignore le prix d'achat
C'est la particularité fondatrice du dispositif. La base de la réduction est constituée des dépenses de restauration, à l'exclusion du prix d'acquisition du logement.
Concrètement, un immeuble ancien acheté 200 000 € et restauré pour 300 000 € ouvre droit à une réduction calculée sur les seuls 300 000 €. Deux opérations au même prix global peuvent donc produire des avantages très différents selon la part que représentent les travaux.
C'est aussi ce qui explique la logique commerciale de ces programmes : plus la quote-part de travaux est élevée, plus l'avantage fiscal est important, à condition que les dépenses soient réellement éligibles et supportées dans la période ouverte par le permis.
Deux taux, selon le secteur
Le taux dépend du régime de protection dont relève l'immeuble. Le taux supérieur vise les sites patrimoniaux remarquables couverts par un plan de sauvegarde et de mise en valeur approuvé. Le taux inférieur s'applique aux sites couverts par un plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine.
L'écart entre les deux se compte en points, et sur des travaux à six chiffres il représente plusieurs dizaines de milliers d'euros. Vérifier le régime exact du secteur avant de s'engager n'est donc pas une formalité : c'est un paramètre de rentabilité.
Le plafond porte sur quatre ans, pas sur une année
Deuxième règle structurante. Les dépenses éligibles sont retenues dans une limite globale portant sur quatre années consécutives, et non dans une limite annuelle.
La conséquence est double. D'abord, il est inutile d'étaler artificiellement des travaux pour multiplier un plafond annuel : il n'y en a pas. Ensuite, la fraction qui dépasse le plafond pluriannuel est définitivement perdue. Elle n'est pas reportable, et elle n'est pas non plus déductible des revenus fonciers.
Le calculateur affiche séparément les travaux éligibles et la fraction hors plafond, ce qui permet de dimensionner l'opération avant de signer.
L'échéancier : là où les projets se cassent
La réduction est acquise au fil du paiement des travaux, donc répartie sur les années de réalisation. Chaque année, elle s'impute sur l'impôt dû. Si elle le dépasse, le solde peut être reporté sur les trois années suivantes, les fractions les plus anciennes en premier. Au-delà, il est perdu.
C'est ici que les opérations mal dimensionnées échouent. Une réduction de 120 000 € acquise en une seule année, chez un contribuable dont l'impôt annuel s'élève à 10 000 €, ne produira jamais que 40 000 € d'avantage : 10 000 € l'année d'acquisition, puis 10 000 € pendant les trois années de report. Les 80 000 € restants disparaissent.
Le calculateur simule cet enchaînement année par année et affiche la réduction réellement imputée, le solde perdu et le nombre d'années nécessaires. C'est le chiffre à regarder avant tous les autres.
Cas concret
Prenons 300 000 € de travaux dans un secteur couvert par un PSMV, réalisés sur trois ans, chez un contribuable dont l'impôt annuel s'élève à 40 000 €. La réduction totale atteint 90 000 €, soit 30 000 € par an. L'impôt annuel absorbe chaque tranche sans difficulté : la totalité de l'avantage est utilisée, et le coût net des travaux tombe à 210 000 €.
Modifions un seul paramètre : les mêmes travaux réalisés sur une seule année, avec un impôt annuel de 10 000 €. La réduction reste identique, mais l'imputation s'écroule. C'est la démonstration que le dispositif se dimensionne en fonction de l'impôt, pas de l'appétit fiscal.
Quelles dépenses entrent réellement dans la base
Le mot « travaux » recouvre, dans une opération Malraux, un périmètre plus étroit que ce que le budget global laisse penser. Trois familles de dépenses coexistent, et elles n'ont pas le même traitement.
Les dépenses de restauration éligibles forment la base de la réduction : travaux imposés ou autorisés par l'autorité publique dans le cadre de l'opération de restauration, travaux de démolition prévus par le plan, reconstitution de toiture ou de murs extérieurs, transformation en logement de locaux affectés à un autre usage. Ce sont elles, et elles seules, qui portent le taux.
Les dépenses déductibles des revenus fonciers relèvent d'un autre régime : réparation, entretien, amélioration. Elles ne peuvent pas être comptées deux fois, et le choix entre la réduction et la déduction se fait dépense par dépense.
Les dépenses non retenues enfin : le prix d'acquisition du logement, les frais d'acte, les intérêts d'emprunt et l'ameublement n'entrent dans aucune des deux catégories au titre du dispositif.
Le fait générateur mérite lui aussi d'être précisé. La réduction se rattache à la date de paiement des dépenses à l'entreprise, non à la date de la facture ni à celle de l'achèvement. Dans une vente d'immeuble à rénover, c'est le paiement au vendeur selon l'échéancier contractuel qui déclenche l'avantage ; pour une souscription de parts de société civile de placement immobilier, c'est la date de la souscription.
Ces dépenses ne sont éligibles que pendant une fenêtre ouverte par la délivrance du permis de construire ou l'expiration du délai d'opposition à la déclaration préalable, et refermée à la fin de la troisième année suivante. Elle peut être prolongée en cas de découverte archéologique fortuite ou de force majeure, mais jamais par un simple retard de chantier. Un calendrier de travaux qui déborde cette fenêtre fait perdre l'avantage sur les paiements tardifs, sans rattrapage possible.
Erreurs fréquentes
- Calculer la réduction sur le prix global. Seuls les travaux entrent dans l'assiette.
- Traiter le plafond comme une limite annuelle. Il porte sur quatre années consécutives.
- Oublier la fenêtre de report. Trois années seulement, après quoi le solde est perdu.
- Compter la réduction dans le plafonnement global. Malraux en est exclu depuis 2013, ce qui rend le dispositif cumulable avec d'autres avantages plafonnés.
Un dernier point : les dépenses qui ouvrent droit à la réduction ne sont pas déductibles des revenus fonciers. Il faut choisir entre la réduction Malraux et le déficit foncier, et ce choix se fait dépense par dépense, avec l'aide d'un conseil.
À propos de cet outil : réduction d'impôt loi Malraux
Réduction d'impôt loi Malraux : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.
