Réduction d’impôt Girardin (industriel et logement social)
Calculez la réduction d'impôt Girardin : plafonnement spécifique Outre-mer, fraction retenue au plafond majoré, rendement net et apport maximal utile.

À quoi ça sert
Le calculateur Girardin chiffre la réduction d'impôt one-shot obtenue en participant à une opération Outre-mer, en appliquant successivement le plafonnement spécifique Outre-mer et le plafonnement global majoré, puis en la confrontant à l'impôt réellement dû.
Sources de données & paramètres
Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.
| Paramètre | Valeur | Source | Dernière mise à jour |
|---|---|---|---|
| Fraction de la réduction Outre-mer retenue pour le plafonnement global | Barème | bofip.impots.gouv.fr | En vigueur le 2026-01-01Fractions retenues ramenées à 44 %, 34 % et 30 % comme au BOI-IR-LIQ-20-20-10-30. Les valeurs 0,4434 et 0,3434 juxtaposaient deux pourcentages. Le lien source renvoyait vers un document sans rapport. |
| Plafonnement spécifique Outre-mer et taux de rétrocession | Barème | bofip.impots.gouv.fr | En vigueur le 2026-01-01 |
| Plafonnement global des niches fiscales (cas général) | 10 000 | service-public.fr | En vigueur le 2026-01-01Plafonnement global des niches fiscales (cas general) |
| Plafonnement global majoré (Outre-mer et SOFICA) | 18 000 | service-public.fr | En vigueur le 2026-01-01Plafonnement global majore (Outre-mer + Sofica) |
Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.
La formule
Réduction retenue = min(apport × (1 + rendement) ; plafond Outre-mer ÷ part conservée ; place sous le plafond majoré ÷ fraction retenue)
Comment ça marche
On part de la réduction annoncée, égale à l'apport majoré du rendement fiscal proposé. Le plafonnement spécifique Outre-mer limite d'abord la part non rétrocédée à un montant annuel. Le plafonnement global majoré s'applique ensuite, mais la réduction n'y est comptée que pour la fraction que la loi retient en cas de rétrocession. La réduction restante ne peut enfin effacer que l'impôt effectivement dû.
Où l’utiliser
- Vérifier qu'un apport ne dépasse pas les deux plafonds
- Chiffrer l'apport maximal utile compte tenu de son impôt
- Comparer un Girardin industriel et un Girardin logement social
Exemple chiffré
Pour un apport de 30 000 € à 12 % de rendement fiscal, la réduction atteint … et ne consomme que … du plafonnement global, laissant un gain net de ….
Investir dans l'outre-mer via un dispositif Girardin ouvre droit à une réduction d'impôt dont le montant dépend du type d'investissement, de la fraction retenue dans la base de calcul et du plafonnement global des avantages fiscaux. Ce calculateur applique ces règles à votre opération.
Ce que fait le calculateur Girardin
Le Girardin n'est pas un placement : c'est une opération fiscale à un coup. Vous versez une somme au cours d'une année, et l'année suivante vous obtenez une réduction d'impôt supérieure à ce que vous avez versé. L'écart constitue le gain. Il n'y a ni capital à récupérer, ni revenu à percevoir.
Tout l'enjeu tient donc au dimensionnement. Un apport trop élevé produit une réduction que les plafonds écrêtent ou que l'impôt ne peut pas absorber, et le rendement annoncé devient une perte sèche.
Ce calculateur mesure cela. Vous saisissez l'apport, le type d'opération, le rendement fiscal annoncé par le monteur et l'impôt que vous prévoyez de devoir, et il affiche la réduction après les deux plafonnements, ce qui est réellement imputé, le gain net et l'apport maximal qui vous serait utile.
Deux plafonds, dans cet ordre
Le point que les plaquettes commerciales traitent en une ligne mérite trois paragraphes, parce qu'il détermine tout.
Le plafonnement spécifique Outre-mer s'applique d'abord. Il limite la part de la réduction que l'investisseur conserve (c'est-à-dire ce qui n'est pas rétrocédé à l'exploitant) à un montant annuel en valeur absolue. Comme la part conservée est une fraction fixe de la réduction, cela revient à plafonner la réduction elle-même.
Le plafonnement global des niches fiscales s'applique ensuite. Le Girardin relève de son étage majoré, celui qui accueille aussi les souscriptions SOFICA. Mais la réduction n'y est comptée que pour une fraction de son montant, précisément parce qu'une partie de l'avantage est rétrocédée. C'est cette fraction qui explique le paradoxe apparent du dispositif : une réduction de 40 000 € peut ne consommer qu'une part du plafond majoré.
Le calculateur affiche la réduction maximale admise par chacun des deux plafonds. Le plus bas des deux commande.
La fraction retenue change tout
Trois configurations coexistent, avec des taux de rétrocession légaux différents et donc des fractions retenues différentes :
- l'investissement productif de plein droit, à rétrocession de droit commun ;
- l'investissement productif soumis à agrément, à rétrocession majorée ;
- le logement social Outre-mer, avec sa propre fraction et son propre plafond spécifique.
Plus la rétrocession est élevée, plus la fraction retenue au plafonnement global est faible, et plus l'apport admissible est important. C'est une différence structurelle, pas un détail de présentation : à impôt égal, un investisseur peut absorber sensiblement plus dans une formule que dans l'autre.
L'impôt dû, la vraie limite
La réduction ne peut effacer que l'impôt effectivement dû. Un contribuable qui doit 20 000 € et obtient une réduction de 33 600 € en perd la différence, sauf report éventuel à vérifier avec le monteur.
C'est pourquoi le calculateur affiche un apport maximal utile, calculé à partir des deux plafonds et de votre impôt. Au-delà de ce montant, chaque euro apporté produit une réduction inutilisable : le rendement annoncé devient négatif.
Cette ligne est celle à regarder avant de signer. Elle transforme la question du Girardin, qui n'est pas « combien puis-je investir » mais « combien mon impôt me permet-il d'absorber ».
Cas concret
Prenons un apport de 30 000 € dans une opération industrielle de plein droit affichant un rendement fiscal de 12 %, chez un contribuable dont l'impôt s'élève à 40 000 €.
La réduction brute atteint 33 600 €. Le plafonnement spécifique Outre-mer autorise nettement davantage. Le plafonnement global majoré compte cette réduction pour la fraction retenue, soit environ 14 784 €, largement sous le plafond majoré. L'impôt dû absorbe la totalité. Le gain net s'établit à 3 600 €, soit exactement les 12 % annoncés.
Doublons maintenant l'apport à 50 000 €, tout le reste identique. La réduction brute passerait à 56 000 €, mais la fraction retenue dépasserait alors le plafond majoré. La réduction est ramenée à environ 40 909 €, et l'opération devient perdante : l'investisseur a versé 50 000 € pour obtenir moins de 41 000 € d'avantage. Le calculateur signale l'écart, et l'apport maximal utile aurait indiqué la limite avant l'engagement.
Ce que le calcul ne dit pas
Trois risques échappent par nature à un calcul fiscal :
- le risque de reprise, si l'opération ne respecte pas ses obligations d'exploitation pendant la durée légale ;
- le risque de montage, lié à la solidité du monteur et de l'exploitant ;
- le risque de requalification, si les conditions d'éligibilité ne sont pas réunies.
Un Girardin réussi rapporte un pourcentage connu d'avance ; un Girardin repris coûte la totalité de l'apport et la réduction obtenue. Le rendement affiché n'est donc pas comparable au rendement d'un placement, et la sélection du monteur pèse autant que l'arithmétique.
Le calendrier d'une opération
Le Girardin se joue sur deux exercices, et confondre les deux conduit à des erreurs de trésorerie.
L'apport est versé pendant l'année de réalisation, généralement au dernier trimestre, lorsque les monteurs finalisent leurs opérations. C'est la date de réalisation de l'investissement qui compte, et elle doit intervenir avant le 31 décembre.
La réduction s'impute sur l'impôt de cette même année, donc sur l'avis reçu au cours de l'été suivant. Entre les deux, l'investisseur a décaissé sans rien recevoir. Si vous êtes au prélèvement à la source, pensez à ajuster votre taux ou vos acomptes, faute de quoi vous avancerez deux fois : une fois l'apport, une fois l'impôt.
Vient ensuite la période d'exploitation, pendant laquelle le matériel financé ou le logement social doit rester affecté à son usage. C'est de cette période que dépend le risque de reprise : si l'exploitant cesse son activité ou si le bien change d'affectation avant le terme, l'administration peut remettre en cause la réduction, y compris plusieurs années après.
Trois précautions limitent ce risque sans jamais l'annuler.
Vérifiez que le monteur souscrit une garantie de bonne fin fiscale, qui prévoit la prise en charge des conséquences d'une reprise. Lisez les conditions de cette garantie plutôt que son intitulé commercial : les exclusions comptent davantage que le principe.
Assurez-vous que l'opération relève, lorsque c'est requis, d'un agrément préalable de l'administration, et demandez-en la référence.
Enfin, exigez la documentation complète avant de verser : identité de l'exploitant, nature du matériel, lieu d'exploitation, calendrier. Une opération dont ces éléments restent vagues au moment du versement est une opération que vous ne pourrez pas défendre en cas de contrôle.
Erreurs fréquentes
- Compter la réduction pour son montant brut dans le plafonnement global. Seule la fraction retenue par la loi y entre.
- Ignorer le plafonnement spécifique Outre-mer. Il s'applique avant le plafonnement global, pas après.
- Dimensionner l'apport sur le rendement annoncé. C'est l'impôt dû qui commande.
- Traiter l'opération comme un placement. Il n'y a pas de capital à récupérer.
Un dernier repère : la réduction est acquise au titre de l'année de réalisation de l'investissement et s'impute sur l'impôt de l'année suivante. Un apport versé en décembre produit donc son effet sur l'avis reçu l'été d'après, ce qui suppose d'anticiper la trésorerie sur deux exercices.
À propos de cet outil : réduction d'impôt Girardin
Réduction d'impôt Girardin : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

