Réduction d’impôt IR-PME (Madelin, FIP, FCPI)

Calculez la réduction d'impôt IR-PME Madelin : souscription directe, FCPI ou FIP Corse et outre-mer, plafonds de versement, reports et plafonnement global.

Réduction d’impôt IR-PME (Madelin, FIP, FCPI)
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%
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Réduction d'impôt de l'année —
Réduction avant plafonnement global —
Versement retenu —
Versement reportable —
Versement perdu —
Réduction reportable —
Avantage perdu au plafonnement —
Plafond annuel de versement —
Taux appliqué —
Taux effectif sur le montant investi —
Coût net de l'investissement —

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

À quoi ça sert

Le calculateur de réduction IR-PME chiffre l'avantage fiscal d'une souscription au capital d'une PME non cotée, d'une entreprise solidaire ou de parts de FCPI et de FIP, en tenant compte des plafonds de versement et du plafonnement global des niches fiscales.

Sources de données & paramètres

Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.

ParamètreValeurSourceDernière mise à jour
Taux de la réduction IR-PME0,18legifrance.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Taux de réduction IR-PME (Madelin) de droit commun – à confirmer.
Taux majoré de la réduction (ESUS et foncières solidaires)0,25legifrance.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Taux majoré temporaire de l'IR-PME – à confirmer avec la loi de finances 2026.
Taux applicable aux FIP investis en Corse ou en outre-mer0,3legifrance.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Taux de réduction FIP Corse et FIP Outre-mer – à confirmer.
Plafond annuel de versement IR-PME (célibataire)50 000legifrance.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Plafond de versement IR-PME celibataire
Plafond annuel de versement IR-PME (couple)100 000legifrance.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Plafond de versement IR-PME couple
Plafond annuel de versement FCPI et FIP (célibataire)12 000bofip.impots.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01
Plafond annuel de versement FCPI et FIP (couple)24 000bofip.impots.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01
Plafonnement global des niches fiscales (cas général)10 000service-public.frEn vigueur le 2026-01-01Plafonnement global des niches fiscales (cas general)

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

La formule

Réduction = versement retenu × taux du dispositif, dans la limite du plafonnement global des niches fiscales

Comment ça marche

Pour un fonds, le versement est d'abord ramené à la fraction que le fonds investit réellement dans des entreprises éligibles. Il est ensuite retenu dans la limite du plafond annuel propre à la voie choisie, doublé pour un couple soumis à imposition commune. Le taux applicable est celui du dispositif retenu. La réduction obtenue entre enfin dans le plafonnement global, avec un report possible pour la souscription directe.

Où l’utiliser

  • Comparer une souscription directe et un fonds
  • Vérifier quel plafond de versement s'applique
  • Chiffrer la part de réduction reportable sur les années suivantes

Exemple chiffré

Pour 10 000 € souscrits directement au capital d'une PME, la réduction atteint …, soit un coût net de ….

Souscrire au capital d'une petite entreprise, directement ou via un fonds, ouvre droit à une réduction d'impôt IR-PME dont les règles varient selon le mode de souscription, le quota d'investissement du fonds et le plafonnement global des niches fiscales. Ce calculateur chiffre l'avantage fiscal correspondant à votre versement.

Ce que fait le calculateur IR-PME

La réduction dite Madelin, ou IR-PME, récompense l'argent placé au capital de petites entreprises non cotées. Elle se décline en plusieurs voies qui portent le même nom dans le langage courant mais n'obéissent pas aux mêmes règles : souscription directe, entreprise solidaire, fonds d'innovation, fonds de proximité investi en Corse ou en outre-mer.

Ce calculateur les traite séparément. Vous choisissez la voie, la situation du foyer et le montant investi, et il affiche le versement effectivement retenu, la réduction obtenue, ce qui est reportable, ce qui est perdu et le coût net de l'opération.

Il s'adresse aux contribuables qui préparent une souscription de fin d'année, aux associés qui participent à une augmentation de capital, et à ceux qui comparent un FCPI à un investissement direct.

Quatre différences, pas une

Passer d'une voie à l'autre change quatre choses en même temps, et c'est ce qui rend les comparaisons de tableau si trompeuses.

  • Le plafond annuel de versement. Celui de la souscription directe est plusieurs fois supérieur à celui des fonds. Les deux doublent pour un couple soumis à imposition commune.
  • Le taux. Le taux ordinaire s'applique à la souscription directe et aux FCPI ; un taux relevé vise les entreprises solidaires ; un taux nettement supérieur récompense les FIP investis en Corse ou en outre-mer.
  • Le sort du versement excédentaire. Reportable sur quatre ans pour la souscription directe, purement perdu pour un fonds.
  • Le sort de la réduction excédentaire. La souscription directe peut reporter sur cinq ans la fraction qui dépasse le plafonnement global ; ailleurs, elle est perdue.

Le calculateur restitue ces quatre lignes séparément, ce qui permet de voir immédiatement laquelle vous coûte.

Le quota d'investissement des fonds

Un point technique déroute souvent les souscripteurs de FCPI et de FIP : la réduction ne porte pas sur la totalité du versement, mais sur la fraction que le fonds s'engage à investir dans des entreprises éligibles.

Un fonds annonçant un quota de 85 % ne fait donc entrer que 85 % de votre versement dans l'assiette de la réduction. Sur un versement de 20 000 €, l'assiette tombe à 17 000 € avant même l'application du plafond annuel. Le champ prévu dans les options avancées permet de reproduire ce calcul avec le quota réel de votre fonds.

C'est un élément à vérifier dans la documentation commerciale, car il change le rendement fiscal affiché de plusieurs points.

Le plafonnement global et son report

La réduction IR-PME entre dans le plafonnement global des avantages fiscaux, au niveau général. Elle partage donc ce plafond avec l'emploi à domicile, la garde d'enfants, l'investissement locatif et les autres réductions ordinaires. C'est à cela que sert le champ « autres avantages fiscaux » : il montre la place qui reste réellement.

La particularité du dispositif tient au traitement de l'excédent. Pour une souscription directe, la fraction de réduction qui dépasse le plafond ne disparaît pas : elle s'impute sur l'impôt des cinq années suivantes. C'est une souplesse rare, et elle change la façon de dimensionner une souscription importante.

Cas concret

Prenons un contribuable célibataire qui souscrit 10 000 € directement au capital d'une PME. Le versement est en deçà du plafond annuel, la réduction atteint 1 800 € et le coût net de l'investissement ressort à 8 200 €.

Prenons maintenant un couple qui souscrit 100 000 € au capital d'une PME. Le versement est intégralement retenu, la réduction brute s'élève à 18 000 €. Le plafonnement global la ramène à 10 000 € pour l'année, et les 8 000 € restants s'imputeront sur l'impôt des cinq années suivantes. Rien n'est perdu, mais l'avantage est étalé.

Troisième situation : un célibataire investit 20 000 € dans un FCPI dont le quota atteint 85 %. L'assiette tombe d'abord à 17 000 €, puis le plafond annuel des fonds la ramène à 12 000 €. La réduction s'élève à 2 160 €, et les 5 000 € de versement écartés sont définitivement perdus pour l'avantage fiscal, c'est la différence la plus coûteuse entre un fonds et une souscription directe.

Le risque, l'autre moitié de l'équation

Une réduction de 18 % ne compense pas la perte de la totalité du capital, et c'est la seule phrase qu'il faut retenir avant de souscrire au capital d'une petite entreprise non cotée.

Les titres ne sont ni cotés, ni liquides. Il n'existe pas de marché organisé pour les revendre, et une sortie suppose de trouver un repreneur ou d'attendre une opération sur le capital. La durée réelle d'immobilisation dépasse presque toujours la durée légale de conservation.

Cette durée légale est elle-même une contrainte : céder les titres avant son terme entraîne la reprise de la réduction, sauf exceptions limitativement prévues comme le décès, l'invalidité ou le licenciement. Une sortie opportune peut donc coûter plus cher que le gain qu'elle procure.

S'y ajoutent des conditions d'éligibilité que le souscripteur doit vérifier lui-même : taille de l'entreprise, phase de développement, secteur d'activité, absence de garantie en capital, et pour la souscription directe l'obligation de ne pas être déjà associé de la société. C'est au contribuable qu'il revient de s'assurer que les versements ouvrent bien droit à l'avantage.

Le calendrier de l'opération

Trois dates structurent le dispositif, et les confondre coûte une année d'avantage.

Le fait générateur est le versement effectif des fonds, pas la signature du bulletin de souscription. Une libération appelée en deux fois produit deux réductions, chacune soumise à ses plafonds annuels et au taux en vigueur au jour du versement.

Le plafond annuel de versement se recharge chaque année. Un investisseur qui prévoit un engagement important a donc intérêt à l'étaler plutôt qu'à le concentrer, sauf à accepter le report sur quatre ans pour la souscription directe et la perte pure pour un fonds.

Enfin, le plafonnement global s'apprécie année par année, en tenant compte des reports antérieurs. Une souscription importante peut donc saturer le plafond de plusieurs exercices consécutifs, et bloquer d'autres avantages entre-temps.

Erreurs fréquentes

  • Additionner les deux plafonds. Celui des fonds et celui de la souscription directe sont indépendants : un même contribuable peut utiliser les deux, mais chacun dans sa propre limite.
  • Ignorer le quota du fonds. Il réduit l'assiette avant tout plafond.
  • Compter sur un taux majoré disparu. La majoration ne vise plus la souscription directe ordinaire.
  • Oublier la durée de conservation. Une cession avant cinq ans entraîne la reprise de la réduction.

Un dernier repère : la réduction s'impute sur l'impôt calculé au barème, après décote et avant les crédits d'impôt, et elle n'est pas remboursable. Un contribuable dont l'impôt est faible n'en tirera pas l'avantage affiché, même si tous les plafonds sont respectés.

À propos de cet outil : réduction d'impôt IR-PME Madelin

Réduction d'impôt IR-PME Madelin : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

Questions fréquentes

Quelle différence entre une souscription directe et un fonds ?
Le plafond annuel de versement de la souscription directe est bien plus élevé que celui des FCPI et des FIP, et l'excédent y est reportable sur les quatre années suivantes alors qu'il est perdu pour un fonds. En contrepartie, la souscription directe suppose de sélectionner soi-même l'entreprise et d'en supporter le risque sans mutualisation.
Pourquoi le versement dans un fonds est-il réduit avant le calcul ?
Parce que seule la fraction que le fonds investit effectivement dans des entreprises éligibles ouvre droit à la réduction. Un fonds affichant un quota de 85 % ne fait entrer que 85 % de votre versement dans l'assiette. Le champ correspondant, dans les options avancées, sert à saisir ce quota, qui figure dans la documentation du fonds.
Le taux majoré de 25 % s'applique-t-il encore ?
Il ne s'applique plus aux souscriptions directes ordinaires, pour lesquelles les périodes de majoration successives se sont achevées. Il reste en revanche ouvert aux souscriptions au capital d'entreprises solidaires d'utilité sociale et de foncières solidaires. Le menu déroulant distingue ces deux voies.
Que devient la réduction qui dépasse le plafonnement global ?
Pour une souscription directe, la fraction qui excède le plafond général peut s'imputer sur l'impôt des cinq années suivantes. Cette possibilité est propre à ce dispositif ; la plupart des autres réductions perdent purement et simplement l'excédent.
Combien de temps faut-il conserver les titres ?
Cinq ans à compter de la souscription, faute de quoi la réduction est reprise, sauf exceptions limitativement prévues comme le décès, l'invalidité ou le licenciement. Les fonds ont leurs propres durées de blocage, généralement plus longues.
Peut-on cumuler cette réduction avec un PEA ?
Non pour les mêmes titres. Des titres ayant ouvert droit à la réduction ne peuvent pas être inscrits dans un plan d'épargne en actions, un plan d'épargne retraite ni un plan d'épargne salariale. Le non-cumul vise aussi plusieurs autres réductions portant sur la même fraction de versement.

À propos de l’auteur

Taha Kheirandish

Rédigé et vérifié par

Taha Kheirandish

Étudiant en économie et chercheur indépendant

Taha Kheirandish lit les codes fiscaux comme d’autres lisent des cartes : pour savoir où un système mène réellement, et non où il prétend mener.

Étudiant en économie, il travaille ici de façon délibérément comparative. La surcote d’une retraite différée au Québec, l’indemnité kilométrique allemande, le plafonnement des loyers aux Pays-Bas : chacune de ces règles est une décision sur la façon dont l’argent doit circuler, et chacune se lit autrement dès qu’on la place à côté de huit autres. Il construit et vérifie ces calculateurs sur neuf marchés à partir des sources primaires — le texte plutôt qu’un résumé, la circulaire du ministère plutôt qu’un article qui la cite.

C’est aussi la règle éditoriale du site. Chaque taux, chaque seuil et chaque tranche y porte le document dont il est tiré et sa date d’entrée en vigueur, et il est revérifié quand le droit change, non quand quelqu’un s’en aperçoit.

Il est chercheur, non conseiller agréé, et rien sur ce site ne constitue un conseil financier personnalisé. Ce sont des calculs faits avec soin, sources à l’appui — pour que vous puissiez les vérifier et les porter à quelqu’un qui, lui, peut vous conseiller.

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