Indemnités journalières maternité / paternité

Les indemnités journalières maternité et paternité partent de trois mois de salaire plafonné. Montant journalier, durée et total du congé, calcul gratuit.

Indemnités journalières maternité / paternité
€
jours
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Total des indemnités sur le congé —
Indemnité journalière —
Salaire journalier de base —
Jours indemnisés —
Indemnité journalière maximale —
Complément employeur sur le congé —
Taux de remplacement du salaire brut —

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

À quoi ça sert

Le calculateur d'indemnités journalières maternité et paternité estime le montant versé par l'Assurance maladie pendant le congé, à partir du salaire des trois derniers mois plafonné et de la durée légale du congé concerné.

Sources de données & paramètres

Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.

ParamètreValeurSourceDernière mise à jour
Plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS)4 005urssaf.fr, service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Valeur vérifiée : l'arrêté du 22 décembre 2025 fixe la valeur mensuelle 2026 à 4 005 EUR (valeur journalière 220 EUR), contre 3 925 EUR en 2025.
Forfait de cotisations retiré du salaire journalier de base0,21ameli.frEn vigueur le 2026-01-01Taux forfaitaire de CSG/CRDS retenu sur les IJSS
Indemnité journalière maternité et paternité maximale104,02ameli.frEn vigueur le 2026-01-01Valeur corrigée le 27/08/2026 après vérification auprès de la source officielle.
Durées légales des congés maternité et paternité, en joursBarèmeservice-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

La formule

IJ = min((3 mois de brut plafonné ÷ 91,25) × (1 − forfait de cotisations) ; plafond journalier) ; total = IJ × nombre de jours

Comment ça marche

L'outil plafonne chaque mois de salaire de référence au plafond mensuel de la Sécurité sociale, divise le total des trois mois par 91,25, retire le forfait de cotisations, plafonne l'indemnité journalière au maximum publié, puis multiplie par le nombre de jours de congé.

Où l’utiliser

  • Estimer la perte de revenu pendant un congé maternité
  • Chiffrer les 25 jours du congé paternité
  • Vérifier si votre salaire dépasse le plafond de la Sécurité sociale

Exemple chiffré

Pour un salaire brut de 2 500,00 €, le salaire journalier de base atteint … et l'indemnité journalière … ; sur … jours de congé, le total versé s'établit à ….

Pendant un congé maternité ou paternité, le salaire est remplacé par une indemnité journalière de la Sécurité sociale, calculée à partir d’un salaire journalier de base plafonné.

Ce que fait ce calculateur d'indemnités journalières

Pendant un congé maternité ou paternité, le salaire n'est pas versé par l'employeur mais remplacé par une indemnité journalière de la Sécurité sociale. Son montant n'est pas un pourcentage simple du salaire : il passe par un salaire journalier de base, un forfait de cotisations et deux plafonds successifs.

Ce calculateur d'indemnités journalières maternité reproduit cette chaîne. Vous indiquez le salaire brut mensuel moyen des trois mois précédant le congé et le type de congé. L'outil affiche le total versé sur la période, l'indemnité journalière, le salaire journalier de base, le nombre de jours indemnisés, le maximum journalier applicable et le taux de remplacement du salaire brut.

Deux plafonds qui se cumulent

Le point le plus souvent mal compris est qu'il y a deux limites, et non une seule.

  • Le plafond du salaire de référence. Chacun des trois mois retenus est ramené au plafond mensuel de la Sécurité sociale avant tout calcul. Un salaire de 6 000 € est donc traité comme un salaire au plafond.
  • Le plafond de l'indemnité journalière. Une fois le salaire journalier de base établi et le forfait de cotisations retiré, l'indemnité obtenue est encore limitée à un maximum publié chaque année.

Ces deux plafonds convergent : appliquer le plafond mensuel puis retirer le forfait donne exactement le maximum journalier publié. C'est une vérification utile, et le simulateur la reproduit à l'euro près lorsque le salaire saisi dépasse le plafond.

Le rôle du diviseur 91,25

Le salaire journalier de base s'obtient en divisant trois mois de salaire par 91,25. Ce nombre n'a rien d'arbitraire : il correspond au quart d'une année de 365 jours. L'indemnité est en effet journalière et versée pour des jours calendaires, week-ends compris, et non pour des jours ouvrés.

Cette convention explique pourquoi l'indemnité paraît faible rapportée à un salaire mensuel : elle couvre tous les jours du mois. Sur un congé maternité de seize semaines, ce sont bien 112 jours qui sont indemnisés, et non 80 jours ouvrés.

Les durées légales

Le menu déroulant couvre les six cas prévus par le Code du travail. Pour un premier ou un deuxième enfant, le congé maternité dure seize semaines, réparties entre six semaines avant l'accouchement et dix après. À partir du troisième enfant, il passe à vingt-six semaines. Les naissances multiples l'allongent considérablement : trente-quatre semaines pour des jumeaux, quarante-six pour des triplés ou plus.

Le congé paternité et d'accueil de l'enfant compte vingt-cinq jours calendaires, portés à trente-deux en cas de naissances multiples. Le champ avancé permet de saisir une durée différente, par exemple lorsqu'une partie du congé prénatal a été reportée après l'accouchement.

Un cas concret

Une salariée perçoit 2 500 € bruts par mois. Son salaire de référence est inférieur au plafond, il est donc retenu intégralement. Trois mois représentent 7 500 €, divisés par 91,25 donnent un salaire journalier de base d'environ 82 €. Après retrait du forfait de cotisations, l'indemnité journalière s'établit autour de 65 €. Sur les 112 jours d'un congé pour un premier enfant, le total dépasse 7 270 €.

Une salariée gagnant 5 000 € bruts verrait son salaire de référence ramené au plafond mensuel. Son indemnité journalière atteindrait le maximum publié, soit un peu plus de 104 € par jour, et son total sur le même congé approcherait 11 650 €. Le taux de remplacement chute alors nettement sous les deux tiers du salaire brut.

Erreurs fréquentes

  • Raisonner en jours ouvrés. L'indemnité est versée pour des jours calendaires ; diviser par vingt-deux fausse tout.
  • Oublier le plafond du salaire de référence. Au-delà du plafond mensuel, augmenter son salaire n'augmente plus l'indemnité.
  • Confondre brut et net. Le calcul part du salaire brut, et le forfait de cotisations en tient lieu de passage au net.
  • Négliger le maintien de salaire. Beaucoup de conventions collectives comblent l'écart ; le champ avancé permet de le chiffrer.

En renseignant le salaire brut réel des trois derniers mois et le bon type de congé, l'estimation obtenue se rapproche fortement du décompte de l'Assurance maladie.

À propos de cet outil : indemnités journalières maternité

Indemnités journalières maternité : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles (URSSAF) et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

Questions fréquentes

Comment le salaire journalier de base est-il calculé ?
L'Assurance maladie additionne les salaires bruts des trois mois précédant le congé, après avoir plafonné chacun d'eux au plafond mensuel de la Sécurité sociale, puis divise ce total par 91,25, soit le quart d'une année calendaire. Un forfait de cotisations est ensuite retiré pour obtenir l'indemnité journalière.
Pourquoi mon indemnité ne dépasse-t-elle pas un certain montant ?
Deux plafonds interviennent. Le salaire de référence est d'abord ramené au plafond mensuel de la Sécurité sociale, puis l'indemnité journalière est elle-même limitée à un maximum publié chaque année. Au-delà d'un certain salaire, l'indemnité cesse donc de progresser.
Quelle est la durée du congé maternité ?
Seize semaines pour un premier ou un deuxième enfant, vingt-six semaines à partir du troisième, trente-quatre semaines pour des jumeaux et quarante-six pour des triplés ou plus. Le simulateur applique automatiquement la durée du cas sélectionné, avec un champ avancé pour saisir une durée différente.
Et le congé paternité ?
Il atteint vingt-cinq jours calendaires pour une naissance simple et trente-deux jours en cas de naissances multiples. Ces jours sont indemnisés sur la même base que le congé maternité, avec le même plafond journalier.
Mon employeur peut-il compléter les indemnités ?
Oui, et beaucoup de conventions collectives l'imposent, jusqu'au maintien intégral du salaire net. Le champ avancé consacré au maintien de salaire permet d'estimer le complément que verserait l'employeur en plus des indemnités journalières.
Les indemnités sont-elles imposables ?
Les indemnités journalières de maternité et de paternité sont soumises à l'impôt sur le revenu et à la CSG-CRDS sur les revenus de remplacement. Le simulateur affiche le montant versé par l'Assurance maladie avant ces prélèvements.
Y a-t-il un seul plafond ou plusieurs dans le calcul des indemnités journalières ?
Deux plafonds se cumulent, et c'est le point le plus souvent mal compris : chacun des trois mois de salaire retenus est d'abord ramené au plafond mensuel de la Sécurité sociale, avant tout autre calcul.
Pourquoi le diviseur 91,25 est-il utilisé pour calculer le salaire journalier de base ?
Parce qu'il correspond exactement au quart d'une année de 365 jours : l'indemnité est journalière et calendaire, pas calculée sur des jours ouvrés.

À propos de l’auteur

Taha Kheirandish

Rédigé et vérifié par

Taha Kheirandish

Étudiant en économie et chercheur indépendant

Taha Kheirandish lit les codes fiscaux comme d’autres lisent des cartes : pour savoir où un système mène réellement, et non où il prétend mener.

Étudiant en économie, il travaille ici de façon délibérément comparative. La surcote d’une retraite différée au Québec, l’indemnité kilométrique allemande, le plafonnement des loyers aux Pays-Bas : chacune de ces règles est une décision sur la façon dont l’argent doit circuler, et chacune se lit autrement dès qu’on la place à côté de huit autres. Il construit et vérifie ces calculateurs sur neuf marchés à partir des sources primaires — le texte plutôt qu’un résumé, la circulaire du ministère plutôt qu’un article qui la cite.

C’est aussi la règle éditoriale du site. Chaque taux, chaque seuil et chaque tranche y porte le document dont il est tiré et sa date d’entrée en vigueur, et il est revérifié quand le droit change, non quand quelqu’un s’en aperçoit.

Il est chercheur, non conseiller agréé, et rien sur ce site ne constitue un conseil financier personnalisé. Ce sont des calculs faits avec soin, sources à l’appui — pour que vous puissiez les vérifier et les porter à quelqu’un qui, lui, peut vous conseiller.

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