Calculateur de pension d’invalidité

Calculez votre pension d'invalidité selon le salaire annuel moyen et la catégorie reconnue : montant brut, net de CSG, plafond et minimum applicables.

Calculateur de pension d’invalidité
€
Pension mensuelle brute —
Pension mensuelle nette —
Pension annuelle brute —
Taux appliqué —
Majoration pour tierce personne —
Plafond mensuel —
Minimum mensuel —
Salaire annuel moyen retenu —

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

À quoi ça sert

L'outil calcule la pension d'invalidité de la Sécurité sociale à partir du salaire annuel moyen des dix meilleures années et de la catégorie d'invalidité reconnue, brute puis nette de CSG.

Sources de données & paramètres

Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.

ParamètreValeurSourceDernière mise à jour
Taux de la pension d'invalidité de catégorie 10,3ameli.frEn vigueur le 2026-01-01Auto-update: replaced dead source link
Taux de la pension d'invalidité de catégorie 20,5ameli.frEn vigueur le 2026-01-01Auto-update: replaced dead source link
Montant mensuel minimal de la pension d'invalidité338,31ameli.frEn vigueur le 2026-01-01Auto-update: replaced dead source link
Majoration pour tierce personne1 298,44service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-04-01Montant au 1er avril 2026 : 1 298,44 €/mois (revalorisation de +0,8 %), lu sur service-public F31434 (vérifié le 01/04/2026). Remplace 1 266,60 €, qui était le montant d'avril 2024. audit 2026-09-23
Plafond annuel de la Securite sociale (PASS)48 060urssaf.fr, service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Valeur vérifiée : l'arrêté du 22 décembre 2025 fixe la valeur mensuelle 2026 à 4 005 EUR, soit 48 060 EUR sur douze mois, en hausse de 2 % sur le PASS 2025 de 47 100 EUR.
Plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS)4 005urssaf.fr, service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Valeur vérifiée : l'arrêté du 22 décembre 2025 fixe la valeur mensuelle 2026 à 4 005 EUR (valeur journalière 220 EUR), contre 3 925 EUR en 2025.
Taux de CSG, CRDS et Casa sur les pensionsBarèmeservice-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

La formule

Pension mensuelle = min(max(salaire retenu × taux de catégorie / 12 ; minimum) ; taux × plafond mensuel) · Catégorie 3 = pension + majoration pour tierce personne

Comment ça marche

Le salaire annuel moyen est plafonné au plafond annuel de la Sécurité sociale, puis multiplié par le taux de la catégorie. Le résultat mensuel est encadré par un minimum et un plafond ; la majoration pour tierce personne s'ajoute en catégorie 3.

Où l’utiliser

  • Estimer le revenu de remplacement en cas d'invalidité
  • Mesurer l'écart entre catégorie 1 et catégorie 2
  • Vérifier l'effet du plafond de la Sécurité sociale sur un salaire élevé

Exemple chiffré

Avec un salaire annuel moyen de 30 000,00 € et une invalidité de catégorie 2, la pension brute atteint … par mois, soit … nets, sous un plafond de ….

Un revenu de remplacement, pas une indemnisation

La pension d'invalidité n'indemnise pas un préjudice : elle remplace, partiellement, un revenu d'activité que la maladie ou l'accident ne permet plus d'obtenir. Cette nuance explique la logique du calcul, qui part du salaire réellement perçu pendant les meilleures années de la carrière plutôt que de la gravité de l'état de santé.

Elle explique aussi les deux bornes qui encadrent le résultat : un minimum, pour que la pension reste un revenu vivable, et un plafond, parce que le régime ne couvre les salaires que dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.

Ce que fait le calculateur

À partir du salaire annuel moyen et de la catégorie reconnue, l'outil calcule :

  • le salaire annuel moyen retenu, après application du plafond de la Sécurité sociale ;
  • le taux appliqué selon la catégorie ;
  • la pension mensuelle brute, encadrée par le minimum et le plafond ;
  • la majoration pour tierce personne en catégorie 3 ;
  • la pension mensuelle nette après CSG, CRDS et Casa ;
  • la pension annuelle brute correspondante.

Les trois catégories

Catégorie 1. L'assuré reste capable d'exercer une activité rémunérée. La pension est calculée au taux le plus bas, car elle est conçue pour compléter un revenu partiel, non pour le remplacer entièrement.

Catégorie 2. L'assuré n'est plus en mesure d'exercer une activité professionnelle quelconque. Le taux passe à la moitié du salaire annuel moyen, et le plafond mensuel suit la même proportion.

Catégorie 3. À l'incapacité totale s'ajoute le besoin d'assistance d'une tierce personne pour les actes ordinaires de la vie. La pension reste calculée au taux de la catégorie 2, mais s'y ajoute une majoration forfaitaire, identique pour tous, qui n'entre ni dans le plafond ni dans l'assiette de la CSG.

L'effet du plafond, souvent sous-estimé

Le calcul retient les dix meilleures années, mais chacune est déjà écrêtée au plafond annuel de la Sécurité sociale. Il en découle que la pension ne peut jamais dépasser le taux de la catégorie appliqué au plafond mensuel.

La conséquence pratique est nette : au-delà du plafond, chaque euro de salaire supplémentaire n'ouvre aucun droit d'invalidité. Un cadre rémunéré au double du plafond percevra la même pension qu'un salarié rémunéré exactement au plafond. C'est précisément la zone où une prévoyance complémentaire d'entreprise ou individuelle prend tout son sens.

Exemple chiffré

Un salarié dont le salaire annuel moyen des dix meilleures années s'établit à 30 000 euros est classé en catégorie 2.

  • Le salaire retenu est de 30 000 euros, en dessous du plafond annuel.
  • La pension brute est de 50 % de ce montant, soit 15 000 euros par an ou 1 250 euros par mois.
  • Le plafond mensuel de la catégorie 2 s'élève à 2 002,50 euros : il ne mord pas.
  • Après CSG, CRDS et Casa au taux normal, il reste 1 136,25 euros nets par mois.

En catégorie 1, la même carrière donnerait 750 euros bruts. En catégorie 3, la majoration pour tierce personne porterait le total brut à 2 516,60 euros, dont 1 266,60 euros exonérés de prélèvements sociaux, soit 2 402,85 euros nets.

Avec un salaire annuel moyen de 60 000 euros, la pension de catégorie 2 se bloque à 2 002,50 euros bruts : le plafond a absorbé toute la différence.

Ce qui vient s'ajouter ou se retrancher

La pension d'invalidité n'est presque jamais le seul revenu du dossier. Trois éléments méritent d'être examinés à côté du calcul :

  1. La prévoyance collective ou individuelle, qui verse fréquemment une rente complémentaire calculée pour porter le total à un pourcentage du salaire d'activité, plafond de la Sécurité sociale inclus.
  2. L'allocation supplémentaire d'invalidité, sous condition de ressources, qui complète les pensions les plus faibles.
  3. Le cumul avec un revenu d'activité, possible mais encadré : au-delà d'un plafond de ressources, la pension est réduite, ce qui change l'arbitrage d'une reprise à temps partiel.

Passage de l'invalidité à la retraite

La pension d'invalidité n'est pas définitive : elle s'arrête à l'âge légal de départ à la retraite, remplacée par une pension de retraite liquidée au taux plein au titre de l'inaptitude au travail. Ce basculement mérite d'être anticipé, car il change souvent le montant perçu.

Trois effets se combinent au moment de la bascule.

  • Le taux plein est acquis d'office. L'assuré reconnu inapte obtient sa retraite au taux plein quelle que soit sa durée d'assurance, ce qui supprime toute décote.
  • La proratisation subsiste. Le taux plein ne dispense pas de la proratisation par les trimestres validés : une carrière interrompue tôt par l'invalidité donne une pension proratisée, parfois inférieure à la pension d'invalidité qu'elle remplace.
  • Les périodes d'invalidité valident des trimestres. Chaque trimestre civil pendant lequel la pension a été servie est assimilé, ce qui limite la casse sur la durée d'assurance sans améliorer le salaire annuel moyen.

Concrètement, un assuré placé en invalidité à cinquante ans continue de valider des trimestres jusqu'à l'âge légal, mais son salaire annuel moyen reste figé sur les années travaillées. Le taux de remplacement à la retraite est donc généralement inférieur à celui de la pension d'invalidité de catégorie 2, ce qui prend beaucoup de bénéficiaires au dépourvu.

Deux dispositifs amortissent le choc : l'allocation supplémentaire d'invalidité, servie sous condition de ressources jusqu'à la bascule, et l'allocation de solidarité aux personnes âgées qui prend le relais après. Aucun des deux n'entre dans le calcul de cet outil, mais tous deux doivent figurer dans la projection de revenu d'un dossier réel.

Limites du calcul

L'outil calcule la pension avant tout écrêtement lié à une reprise d'activité et avant impôt sur le revenu. Il ne modélise pas l'allocation supplémentaire d'invalidité, ni les rentes de prévoyance, ni les règles propres aux régimes agricole, indépendant ou spéciaux, qui ont leurs propres taux et plafonds.

Le salaire annuel moyen doit être saisi tel qu'il ressort du décompte de la caisse : reconstituer soi-même la moyenne des dix meilleures années à partir de bulletins anciens conduit souvent à un écart, notamment parce que chaque année est écrêtée au plafond en vigueur à l'époque, et non au plafond actuel.

À propos de cet outil : pension d'invalidité

Pension d'invalidité : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles (URSSAF) et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

Tax year 2026

Questions fréquentes

Comment est calculée la pension d'invalidité ?
Elle correspond à un pourcentage du salaire annuel moyen des dix meilleures années de la carrière, chacune retenue dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale. Le pourcentage dépend de la catégorie d'invalidité reconnue par le médecin-conseil.
Quelle différence entre les trois catégories ?
La catégorie 1 concerne les assurés capables d'exercer une activité rémunérée, la catégorie 2 ceux qui ne le peuvent plus, et la catégorie 3 ceux qui ont en outre besoin de l'assistance d'une tierce personne pour les actes ordinaires de la vie. Le taux augmente de la première à la deuxième, et la troisième ajoute une majoration forfaitaire.
La pension peut-elle dépasser un certain montant ?
Oui. Comme les salaires retenus sont plafonnés au plafond annuel de la Sécurité sociale, la pension ne peut pas dépasser le même pourcentage du plafond mensuel. Un salaire supérieur à ce plafond n'augmente donc plus la pension.
Existe-t-il un montant minimum ?
Oui, un montant mensuel plancher est fixé par décret et revalorisé chaque année. Une carrière courte ou faiblement rémunérée donne droit à ce minimum, quel que soit le résultat du calcul proportionnel.
La pension d'invalidité est-elle imposable ?
Elle est soumise à l'impôt sur le revenu et supporte la CSG, la CRDS et, selon le revenu fiscal de référence, la Casa. La majoration pour tierce personne fait exception : elle échappe à ces prélèvements et à l'impôt. L'outil applique cette distinction.
Peut-on cumuler pension d'invalidité et salaire ?
Oui, notamment en catégorie 1. Le cumul est toutefois encadré : au-delà d'un plafond de ressources apprécié sur plusieurs mois, la pension est réduite. Ce mécanisme dépasse le cadre de cet outil, qui calcule la pension avant tout écrêtement lié à une reprise d'activité.

À propos de l’auteur

Taha Kheirandish

Rédigé et vérifié par

Taha Kheirandish

Étudiant en économie et chercheur indépendant

Taha Kheirandish lit les codes fiscaux comme d’autres lisent des cartes : pour savoir où un système mène réellement, et non où il prétend mener.

Étudiant en économie, il travaille ici de façon délibérément comparative. La surcote d’une retraite différée au Québec, l’indemnité kilométrique allemande, le plafonnement des loyers aux Pays-Bas : chacune de ces règles est une décision sur la façon dont l’argent doit circuler, et chacune se lit autrement dès qu’on la place à côté de huit autres. Il construit et vérifie ces calculateurs sur neuf marchés à partir des sources primaires — le texte plutôt qu’un résumé, la circulaire du ministère plutôt qu’un article qui la cite.

C’est aussi la règle éditoriale du site. Chaque taux, chaque seuil et chaque tranche y porte le document dont il est tiré et sa date d’entrée en vigueur, et il est revérifié quand le droit change, non quand quelqu’un s’en aperçoit.

Il est chercheur, non conseiller agréé, et rien sur ce site ne constitue un conseil financier personnalisé. Ce sont des calculs faits avec soin, sources à l’appui — pour que vous puissiez les vérifier et les porter à quelqu’un qui, lui, peut vous conseiller.

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