Coefficient de solidarité Agirc-Arrco France
Coefficient solidarité Agirc-Arrco : le malus de 10 % est supprimé depuis le 1er avril 2024. Vérifiez que votre pension complémentaire est versée en entier.

À quoi ça sert
L'outil estime l'effet du coefficient de solidarité Agirc-Arrco, un malus temporaire supprimé le 1er avril 2024 : au taux en vigueur la pension complémentaire est versée en entier, et le taux historique de 10 % reste disponible pour reconstituer une période antérieure.
Sources de données & paramètres
Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.
| Paramètre | Valeur | Source | Dernière mise à jour |
|---|---|---|---|
| Coefficient de solidarité (malus) — supprimé au 1er avril 2024 | 0 | service-public.gouv.fr | En vigueur le 2024-04-01Supprime pour les retraites prenant effet a compter du 1er decembre 2023, puis pour tous les pensionnes au 1er avril 2024 ; plus aucune retraite n'est minoree. |
| Âge d'annulation de la décote (levée du coefficient) | 67 | service-public.gouv.fr | En vigueur le 2026-01-01Age auquel la retraite est calculee a taux plein quel que soit le nombre de trimestres, sans decote. |
Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.
La formule
Baisse annuelle = pension complémentaire × coefficient · Pension versée = pension × (1 − coefficient)
Comment ça marche
La pension complémentaire annuelle est multipliée par le coefficient de solidarité pour obtenir la baisse. Ce coefficient est nul depuis le 1er avril 2024, donc la pension versée est égale à la pension complète.
Où l’utiliser
- Vérifier que la pension complémentaire n'est plus minorée depuis avril 2024
- Reconstituer l'effet du malus de 10 % sur une période antérieure
- Distinguer le coefficient de solidarité, supprimé, du coefficient d'anticipation, toujours en vigueur
Exemple chiffré
Avec une pension complémentaire de 6 000,00 €, le coefficient de solidarité en vigueur réduit la pension de … par an, soit une pension versée de ….
Ce que fait cet outil sur le coefficient solidarité
Le coefficient solidarité Agirc-Arrco était un malus temporaire qui réduisait la pension complémentaire des salariés du privé partant à la retraite dès l'obtention du taux plein. Ce malus n'existe plus. Il a été supprimé pour les retraites prenant effet à compter du 1er décembre 2023, puis pour tous les pensionnés restants au 1er avril 2024. Au taux en vigueur, l'outil affiche donc votre pension complémentaire en entier, sans retenue.
L'outil garde son intérêt pour deux raisons. Il vous permet de vérifier, chiffres en main, que votre pension complémentaire ne doit plus subir aucune minoration temporaire, ce que beaucoup de nouveaux retraités ignorent encore. Et il vous permet de reconstituer l'effet du malus sur une période antérieure, en saisissant le taux historique de 10 %, si vous voulez comprendre une pension réduite entre 2019 et mars 2024.
Comment fonctionnait le coefficient solidarité
Le principe était simple à énoncer. Lorsqu'un salarié liquidait sa retraite dès qu'il remplissait les conditions du taux plein au régime de base, l'Agirc-Arrco appliquait un coefficient de minoration à sa pension complémentaire. Ce coefficient réduisait la pension d'un pourcentage fixé par le régime, indépendamment du montant de la pension. Le calcul était proportionnel : plus la pension complémentaire était élevée, plus la baisse en euros était importante, mais le taux restait identique.
La baisse annuelle correspondait donc à la pension complémentaire multipliée par le coefficient. La pension versée pendant la période du malus était la pension diminuée de cette baisse. L'outil calcule aussi la baisse totale sur la durée retenue, ce qui donne une idée du coût cumulé du mécanisme sur l'ensemble de la période où il s'appliquait.
Le malus n'était pas définitif. Il s'agissait d'un dispositif temporaire, conçu pour encourager un départ légèrement plus tardif. Il cessait automatiquement lorsque le retraité atteignait l'âge de levée prévu, ou au terme de la durée maximale. À partir de ce moment, la pension complémentaire était rétablie à son montant plein, sans rattrapage des sommes non versées pendant la période de minoration.
Pourquoi le malus a disparu
Le coefficient de solidarité avait été créé en 2019 pour inciter les salariés à travailler une année de plus que le strict nécessaire. Le report progressif de l'âge légal de départ a rendu cette incitation redondante : l'objectif du dispositif était déjà atteint par la loi elle-même. Les partenaires sociaux qui pilotent le régime ont donc décidé de l'abandonner.
La suppression s'est faite en deux temps. D'abord pour les nouveaux retraités, dont la pension prend effet à compter du 1er décembre 2023 : ceux-là n'ont jamais subi la minoration. Puis, au 1er avril 2024, pour l'ensemble des pensionnés qui la subissaient encore, soit environ 700 000 personnes. Depuis cette date, aucune pension complémentaire Agirc-Arrco n'est minorée par ce mécanisme.
Attention à ne pas confondre deux choses. Le volet malus a disparu, mais le volet bonus subsiste sous une forme réduite : une majoration temporaire peut encore s'appliquer pendant un an aux assurés ayant atteint le taux plein avant le 1er décembre 2023 et ayant décalé leur départ d'au moins deux ans. Il ne faut pas non plus confondre le coefficient de solidarité, temporaire, avec le coefficient d'anticipation, définitif, qui minore la pension complémentaire de celui qui part sans avoir le taux plein : ce dernier existe toujours.
Le rôle de l'âge dans le calcul
Le coefficient de solidarité était étroitement lié à l'âge. Deux repères comptaient : l'âge auquel vous partiez et l'âge auquel le coefficient était levé, c'est-à-dire l'âge d'annulation de la décote. Tant que cet âge n'était pas atteint, la minoration continuait de s'appliquer, dans la limite de la durée maximale. Une fois cet âge franchi, la pension complémentaire repassait au plein.
C'est pourquoi l'outil vous laisse ajuster à la fois votre âge de départ et l'âge de levée, ce dernier étant renseigné par défaut à partir du paramètre officiel. Ce réglage n'a plus d'effet sur une estimation au taux actuel, qui est nul, mais il reste utile pour reconstituer une période antérieure à avril 2024.
Cas concret
Prenons une pension complémentaire annuelle brute de 6 000 euros, pour un départ dès le taux plein à 63 ans. Au taux en vigueur, il n'y a aucune retenue : la pension versée est de 6 000 euros par an, soit 500 euros par mois. C'est le résultat que l'outil affiche aujourd'hui.
La même situation avant avril 2024 donnait un tout autre chiffre. Avec le coefficient de 10 %, la baisse annuelle atteignait 600 euros, la pension versée tombait à 5 400 euros par an, soit 450 euros par mois, et la baisse cumulée sur trois ans atteignait 1 800 euros. C'est cet écart, désormais effacé, que la suppression du dispositif a rendu à ses bénéficiaires.
Erreurs fréquentes
Plusieurs confusions reviennent régulièrement autour de ce mécanisme :
- Croire que le malus s'applique encore. C'est l'erreur la plus coûteuse en anxiété : de nombreux simulateurs et articles n'ont pas été mis à jour depuis 2024 et continuent d'annoncer une retenue de 10 % qui n'existe plus.
- Confondre coefficient de solidarité et coefficient d'anticipation. Le premier, temporaire, a disparu. Le second, définitif, minore toujours la pension de celui qui liquide sans le taux plein.
- Croire que le malus touchait toute la retraite. Il ne concernait que la pension complémentaire Agirc-Arrco, jamais la retraite de base.
- Attendre un remboursement des sommes déjà retenues. La suppression vaut pour l'avenir : elle n'a pas donné lieu à un rattrapage des montants minorés avant avril 2024.
Garder ces points en tête évite les mauvaises surprises au moment de préparer son départ.
À garder à l'esprit
Cet outil propose une estimation claire de l'effet du coefficient de solidarité, mais il ne se substitue pas à votre relevé Agirc-Arrco ni à votre notification de retraite. Le taux utilisé est piloté par paramètre afin de refléter la valeur en vigueur : il est nul depuis le 1er avril 2024, et la valeur historique de 10 % reste disponible pour reconstituer une période antérieure. Avant toute décision, notamment un choix de report de départ, confirmez les montants auprès de votre caisse de retraite complémentaire.
Ces informations sont d'ordre général et ne constituent pas un conseil financier.
À propos de cet outil : coefficient solidarité
Coefficient solidarité : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

