Calculateur de compte à terme

Calculez les intérêts d'un compte à terme, à taux fixe ou progressif, l'impôt dû au PFU ou au barème et le capital net réel à l'échéance.

Calculateur de compte à terme
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Options avancées
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Intérêts nets d'impôt —
Intérêts bruts —
Impôt sur le revenu —
Prélèvements sociaux —
Capital net à l'échéance —
Rendement net annualisé —

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

À quoi ça sert

L'outil calcule les intérêts d'un compte à terme, à taux fixe ou progressif, puis l'impôt et les prélèvements sociaux qui les frappent, pour afficher le capital réellement disponible à l'échéance.

Sources de données & paramètres

Les valeurs ci-dessous alimentent ce calculateur. Nous les tenons alignées sur les derniers barèmes officiels, et chaque résultat est recalculé automatiquement à chaque changement.

ParamètreValeurSourceDernière mise à jour
Prélèvement forfaitaire unique (part IR)0,128service-public.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01PFU part IR 12,8% (flat tax)
Prélèvements sociaux sur revenus mobiliers0,186service-public.gouv.fr2026-08-15Prelevements sociaux revenus mobiliers 18,6% (CSG 10,6) – confirme, effet 01/01/2026
Part de CSG déductible sur revenus du capital0,068impots.gouv.frEn vigueur le 2026-01-01Fraction de CSG deductible sur revenus du capital imposes au bareme

Nous nous efforçons toujours d’utiliser les données les plus récentes pour chaque variable afin que nos résultats et rapports soient aussi précis que possible. Des erreurs restent néanmoins possibles — ne vous fiez pas uniquement à cet outil ni à son rapport, et nous déclinons toute responsabilité quant aux décisions prises sur cette base.

Données vérifiées le 2026-08-15

La formule

Capital final = montant × Π(1 + taux de l'année) · Flat tax = intérêts × (PFU + prélèvements sociaux) · Barème = intérêts × (1 − CSG déductible) × TMI + intérêts × prélèvements sociaux

Comment ça marche

Le capital est capitalisé année par année au taux applicable à chaque palier. Les intérêts sont ensuite imposés soit au prélèvement forfaitaire unique, soit au barème progressif, la CSG déductible venant alors réduire la base imposable.

Où l’utiliser

  • Comparer deux offres de compte à terme sur la même durée
  • Mesurer l'écart entre flat tax et barème progressif selon sa TMI
  • Vérifier le rendement net réel d'un taux progressif annoncé

Exemple chiffré

Sur 10 000,00 € placés à 3 % pendant 24 mois, les intérêts bruts atteignent … ; après … d'impôt et … de prélèvements sociaux, il reste …, soit … à l'échéance.

Comprendre le compte à terme

Le compte à terme est le placement bancaire le plus simple qui soit : vous immobilisez une somme pour une durée convenue et la banque vous sert un taux connu d'avance. Pas de volatilité, pas de plafond de versement, pas de conditions de ressources. En contrepartie, l'argent est bloqué, et surtout les intérêts sont pleinement fiscalisés, contrairement au Livret A ou au LDDS.

C'est là que la comparaison se complique. Un compte à terme affiché à 3 % ne rapporte pas 3 % net. Entre l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, une part significative des intérêts repart, et l'écart entre le taux annoncé et le rendement réel devient l'information décisive. Cet outil fait ce calcul.

Ce que fait le calculateur

Le calculateur capitalise votre dépôt année après année, applique le régime fiscal que vous choisissez, puis affiche :

  • les intérêts bruts générés sur toute la durée du placement ;
  • l'impôt sur le revenu dû, selon la flat tax ou le barème progressif ;
  • les prélèvements sociaux, qui s'appliquent dans les deux cas ;
  • les intérêts nets qui vous restent ;
  • le capital net à l'échéance, capital initial compris ;
  • le rendement net annualisé, la seule mesure qui permette de comparer deux offres de durées différentes.

Taux fixe ou taux progressif

Beaucoup d'offres commerciales reposent sur un taux progressif : 2,5 % la première année, 3,5 % la deuxième, 4,5 % la troisième. Le chiffre mis en avant est presque toujours celui du dernier palier, celui qui ne s'applique qu'à la fin et seulement si vous allez au bout.

L'option « taux progressif » du calculateur échelonne linéairement le taux entre l'ouverture et le dernier palier, puis capitalise palier par palier. Le rendement net annualisé qui en sort est comparable à celui d'un compte à terme à taux fixe, ce qui permet de mettre les deux offres côte à côte sans se laisser guider par le chiffre le plus gros.

Flat tax ou barème : ce qui change vraiment

Par défaut, les intérêts d'un compte à terme supportent le prélèvement forfaitaire unique. Celui-ci se décompose en une part d'impôt sur le revenu et une part de prélèvements sociaux, appliquées à la totalité des intérêts, sans abattement ni durée de détention favorable.

L'option pour le barème progressif change deux choses à la fois :

  1. le taux d'impôt devient votre taux marginal, ce qui est favorable si vous êtes non imposable ou dans la première tranche, défavorable au-delà ;
  2. une fraction de la CSG devient déductible du revenu imposable de l'année suivante, ce qui allège légèrement la facture par rapport au taux marginal brut.

Le calculateur intègre cette CSG déductible dans la base imposable retenue sous barème, ce qui explique pourquoi l'impôt affiché est un peu inférieur au produit direct des intérêts par le taux marginal. Attention : l'option pour le barème est globale et irrévocable pour l'année, elle emporte tous vos revenus de capitaux mobiliers et toutes vos plus-values mobilières.

Exemple chiffré

Un dépôt de 10 000 euros à 3 % pendant 24 mois, capitalisation annuelle, imposé à la flat tax.

  • Fin de la première année : 10 300 euros.
  • Fin de la deuxième année : 10 609 euros, soit 609 euros d'intérêts bruts.
  • Part impôt du prélèvement forfaitaire : 77,95 euros.
  • Prélèvements sociaux : 113,27 euros.
  • Intérêts nets : 417,77 euros, pour un capital final de 10 417,77 euros.
  • Rendement net annualisé : environ 2,07 %, contre 3 % brut affiché.

Le même placement sous barème progressif, avec un taux marginal de 30 %, laisse 325,45 euros d'intérêts nets : la flat tax est ici plus avantageuse. À taux marginal nul, en revanche, seuls les prélèvements sociaux restent dus et les intérêts nets montent à 495,73 euros.

Comment choisir une durée

Trois éléments guident le choix de la maturité.

  • La visibilité sur vos besoins. Un compte à terme rompu avant l'échéance voit son taux ramené à un niveau bien plus bas ; l'avantage de rendement disparaît. Ne bloquez que ce dont vous êtes sûr de ne pas avoir besoin.
  • La forme de la courbe des taux. Quand les taux courts sont élevés, une durée brève payée au taux plein bat souvent un contrat long à taux progressif dont les premiers paliers sont faibles.
  • Le rendement net, jamais le rendement brut. Deux offres à 3 % et 3,2 % sur des durées différentes ne se comparent qu'après impôt et en base annuelle.

Compte à terme ou livret réglementé ?

La comparaison la plus fréquente n'oppose pas deux comptes à terme entre eux, mais un compte à terme aux livrets réglementés. Elle se tranche sur trois critères, et le taux facial est le moins déterminant des trois.

La fiscalité. Un Livret A, un LDDS ou un LEP produit des intérêts totalement exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Un compte à terme est fiscalisé de bout en bout. Sur ce seul critère, un livret réglementé à 1,7 % net bat un compte à terme à 2,4 % brut pour un contribuable au prélèvement forfaitaire, puisque celui-ci ramène le rendement net sous 1,7 %.

Le plafond. C'est l'argument décisif en faveur du compte à terme. Les livrets réglementés sont plafonnés ; une fois le plafond atteint, la question ne se pose plus. Le compte à terme n'a pas de plafond légal, ce qui en fait le réceptacle naturel d'une trésorerie importante, vente immobilière, prime exceptionnelle, trésorerie d'entreprise.

La disponibilité. Un livret réglementé est disponible à tout moment sans pénalité. Un compte à terme rompu avant l'échéance voit son taux ramené à un niveau inférieur, parfois de plusieurs points. L'épargne de précaution n'a donc rien à faire sur un compte à terme, quel que soit le taux annoncé.

La séquence raisonnable est donc constante : saturer d'abord les livrets réglementés accessibles, garder une épargne de précaution disponible, et n'utiliser le compte à terme que pour le surplus dont l'horizon est connu. C'est précisément le rendement net de ce surplus que l'outil calcule.

Limites du calcul

L'outil suppose une capitalisation annuelle des intérêts et un placement mené jusqu'à son terme. Il ne modélise ni les pénalités de sortie anticipée, ni les comptes à terme à intérêts versés mensuellement, ni les offres à taux révisable indexées sur un indice de marché.

Il ne tient pas compte non plus des éventuels prélèvements forfaitaires non libératoires opérés à la source et régularisés l'année suivante, ni du plafond de revenu fiscal de référence qui permet d'en demander la dispense. Ces mécanismes déplacent la trésorerie dans le temps mais ne changent pas le montant final de l'impôt, qui est bien celui que l'outil calcule.

À propos de cet outil : compte à terme

Compte à terme : utilisez cet outil pour obtenir une estimation précise immédiate. Les chiffres suivent les règles officielles (service-public.fr) et sont mis à jour pour 2026. Ajustez les champs ci-dessus selon votre situation, ou parcourez tous nos calculateurs pour planifier la suite.

Tax year 2026 · Données vérifiées le 2026-08-15

Questions fréquentes

Comment sont imposés les intérêts d'un compte à terme ?
Les intérêts d'un compte à terme sont des revenus de placement à revenu fixe. Ils supportent par défaut le prélèvement forfaitaire unique, qui additionne une part d'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Le contribuable peut renoncer à ce forfait et opter pour le barème progressif, option globale qui vaut alors pour tous ses revenus de capitaux mobiliers de l'année.
Le barème progressif est-il plus intéressant que la flat tax ?
Cela dépend du taux marginal d'imposition. En dessous du taux du PFU, le barème est plus favorable, d'autant qu'une fraction de la CSG devient déductible du revenu imposable. Au-delà, la flat tax gagne. L'outil chiffre les deux scénarios pour trancher sur les montants réels.
Qu'est-ce qu'un compte à terme à taux progressif ?
C'est un contrat dont le taux augmente par paliers au fil de la durée : faible la première année, plus élevé la dernière. Le taux mis en avant dans la publicité est souvent celui du dernier palier, pas le rendement moyen. L'outil échelonne les paliers linéairement pour restituer le rendement réellement obtenu.
Que se passe-t-il si je retire avant l'échéance ?
Un retrait anticipé entraîne en général une pénalité contractuelle : le taux servi est ramené à un niveau inférieur, parfois celui d'un compte sur livret. L'outil calcule un placement mené à son terme et n'intègre pas cette pénalité, qui varie d'un établissement à l'autre.
Le capital d'un compte à terme est-il garanti ?
Le capital d'un compte à terme ouvert auprès d'un établissement français est couvert par la garantie des dépôts dans les limites prévues par la réglementation, comme un compte courant ou un livret bancaire. Cette garantie porte sur le capital, pas sur le rendement.
Mes données sont-elles envoyées quelque part ?
Non. Le calcul s'effectue entièrement dans votre navigateur. Aucun des montants saisis n'est transmis à un serveur, enregistré ou partagé.
Le taux affiché sur une offre de compte à terme progressif est-il celui que l'on touche réellement ?
Pas en moyenne. Le chiffre mis en avant est presque toujours celui du dernier palier (le plus élevé), alors que le rendement réel sur toute la durée du placement correspond à la moyenne des taux appliqués année après année.
Que se passe-t-il si l'on retire un compte à terme avant son échéance ?
Le taux est ramené à un niveau bien plus bas et l'avantage de rendement disparaît largement : un compte à terme rompu avant terme perd l'essentiel de son intérêt par rapport à un livret disponible.

À propos de l’auteur

Taha Kheirandish

Rédigé et vérifié par

Taha Kheirandish

Étudiant en économie et chercheur indépendant

Taha Kheirandish lit les codes fiscaux comme d’autres lisent des cartes : pour savoir où un système mène réellement, et non où il prétend mener.

Étudiant en économie, il travaille ici de façon délibérément comparative. La surcote d’une retraite différée au Québec, l’indemnité kilométrique allemande, le plafonnement des loyers aux Pays-Bas : chacune de ces règles est une décision sur la façon dont l’argent doit circuler, et chacune se lit autrement dès qu’on la place à côté de huit autres. Il construit et vérifie ces calculateurs sur neuf marchés à partir des sources primaires — le texte plutôt qu’un résumé, la circulaire du ministère plutôt qu’un article qui la cite.

C’est aussi la règle éditoriale du site. Chaque taux, chaque seuil et chaque tranche y porte le document dont il est tiré et sa date d’entrée en vigueur, et il est revérifié quand le droit change, non quand quelqu’un s’en aperçoit.

Il est chercheur, non conseiller agréé, et rien sur ce site ne constitue un conseil financier personnalisé. Ce sont des calculs faits avec soin, sources à l’appui — pour que vous puissiez les vérifier et les porter à quelqu’un qui, lui, peut vous conseiller.

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